N nouveau vaccin puissant, sur le point
d’accélérer les progrès pour libérer le monde de la
poliomyélite, devrait être lancé en Inde en novembre.
Le vaccin antipoliomyélitique oral bivalent (VPOb), ciblant
simultanément les deux derniers types de poliovirus
sauvages encore en circulation dans le monde, a une
effi cacité supérieure d’au moins 30 % à celle du vaccin
trivalent classique et le Comité consultatif sur l’éradication
de la poliomyélite (CCEP) a recommandé de l’utiliser
immédiatement.
Des trois poliovirus sauvages, seuls les types 1 et 3
continuent de circuler, le type 2 n’ayant plus été observé
depuis 1999. Néanmoins, le choix des vaccins oraux
disponibles pour éradiquer la poliomyélite se limitait,
jusqu’à présent, au vaccin antipoliomyélitique oral
trivalent (VPOt) classique, couvrant les trois sérotypes
viraux mais avec une activité moindre, ou aux vaccins
antipoliomyélitiques oraux monovalents (VPOm1 ou
VPOm3) – outils puissants mais qui ne couvrent qu’un
type à la fois.
Cette année, un essai clinique sur le terrain en Inde a
comparé le nouveau vaccin bivalent avec les vaccins
existants et, que ce soit pour le type 1 ou pour le type 3
de la poliomyélite, il s’est avéré manifestement supérieur
à l’ancien vaccin trivalent et presque aussi bien que le
VPOm1 ou le VPOm3, mais qui est présenté en un seul
produit délivrant ces deux vaccins simultanément.
Lors de son examen du vaccin en juillet, le CCEP a
conclu que l’utilisation du vaccin bivalent dans le cadre des activités de |
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vaccination supplémentaires (AVS)
représentait un « un nouvel outil important » pour l’IMEP.
Le Dr Bruce Aylward, directeur à l’OMS de l’Initiative pour
l’éradication de la poliomyélite, s’est déclaré d’accord, du
fait qu’il associait les eff ets des vaccins monovalents à titre
élevé aux avantages logistiques de n’avoir à administrer
qu’un seul produit pour lutter contre les deux sérotypes.
« Ce sont des innovations de ce type qui, potentiellement,
transformeront l’action visant à éradiquer la poliomyélite,
a-t-il expliqué. Nous allons introduire ce vaccin d’ici à la
fi n de l’année et nous évaluerons les résultats, mais nous
sommes très enthousiastes. »
Les poliovirus sauvages de types 1 et 3 continuent de
circuler simultanément dans |
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les quatre derniers pays d’endémie, le Nigéria, l’Inde, le Pakistan et
l’Afghanistan. Les retombées stratégiques du
vaccin bivalent sont diff érentes dans chacun de ces pays.
En Afghanistan par exemple, le poliovirus de type 1 a
cette année une prévalence 20 fois supérieure à celle du
type 3. Dans cette situation, le VPOb pourrait contribuer à
maintenir l’immunité contre le type 3, tout en continuant
de cibler le type 1. Au Nigéria en revanche, où le type 3
est répandu et où le nombre des cas d’infection par le
type 1 continue de baisser, on obtiendra l’eff et inverse.
Par ailleurs, dans les pays exposés à un risque élevé
d’importations de poliovirus sauvages, comme en Afrique
subsaharienne, le VPOb permettra d’optimiser l’immunité
de la population contre les deux types viraux. |
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ANS son discours historique au monde musulman
prononcé le 4 juin et suivi par des millions
de personnes dans le monde entier, le Président des
États-Unis, M. Barack Obama, a attiré l’attention sur
la poliomyélite et sur ses espoirs de collaboration plus
étroite avec l’Organisation de la conférence islamique
(OCI) pour parvenir à l’éradication. « J’annonce
aujourd’hui une nouvelle initiative mondiale avec
l’Organisation de la conférence islamique pour éradiquer
la poliomyélite, a-t-il dit. Tout cela doit être accompli
en partenariat. Les Américains sont prêts à se joindre
aux citoyens et gouvernements, aux organisations
communautaires, aux dirigeants religieux et aux
entreprises dans les communautés musulmanes du
monde entier, afi n d’aider nos populations à améliorer
leur vie. » |
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Trois des quatre pays où la poliomyélite continue d’être
endémique sont membres de l’OCI. De plus, 10 des 15
pays réinfectés en 2009 sont des membres de l’OCI. En
juillet, le Professeur Ekmeleddin Ihsanoglu, Secrétaire
Général de l’OCI, a rappelé la volonté de l’Organisation
d’éradiquer la poliomyélite en écrivant aux Présidents
du Nigéria, du Pakistan et de l’Afghanistan pour les
remercier de leur engagement dans cet eff ort et leur
demander un soutien intensifi é à tous les niveaux de
leurs administrations. Il a également pris contact avec la
prestigieuse Académie islamique internationale du Fiqh
pour demander aux docteurs de la loi de publier une
Fatwa recommandant aux communautés musulmanes
de soutenir l’effort d’éradication de la poliomyélite et de
vacciner tous les enfants contre cette maladie.
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| Le président des Etats-Unis, M. Barack Obama, et le Secrétaire Général
de l’OCI, le professeur Ekmeleddin Ihsanoglu, mettent leurs eff orts en
commun pour éradiquer la poliomyélite. |
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homas R. Frieden a été nommé par le
Président Barack Obama au poste de
Directeur des US Centers for Disease Control and
Prevention à Atlanta (États-Unis d’Amérique).
Le Dr Frieden, qui était commissaire depuis janvier
2002 au Département de la Santé et de l’Hygiène
mentale de la ville de New York, a intégré les CDC en
juin cette année. Il avait déjà travaillé pour les CDC de
1990 à 2002, y compris en Inde auprès du programme
national de lutte contre la tuberculose, et il a suivi
des formations en médecine interne, maladies
infectieuses, santé publique et épidémiologie. Dès
les premières semaines aux CDC, le Dr Frieden a
manifesté son engagement pour la poliomyélite
en envoyant un courriel à tout le personnel et en
leur demandant de participer au programme « Stop
Transmission of Polio (STOP) ». « L’initiative pour
l’éradication de la poliomyélite a besoin de davantage
d’experts compétents en santé publique sur le terrain
pour réussir, a-t-il écrit. J’invite avec insistance
le personnel qualifié à poser sa candidature et je
demande aux superviseurs d’autoriser ces personnes
à devenir membres des équipes dans le cadre de l’Initiative STOP

Dr. Thomas Frieden. |
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renforcée. Je vous
remercie tous
pour votre soutien permanent aux efforts des
CDC visant à
éradiquer la poliomyélite.
»
- Steve Stewart/
CDC |
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| Les membres de l’équipe chargée de l’évaluation indépendante rencontrent les chefs traditionnels et les chefs religieux à Gusau, dans l’état de Zamfara. Photo : Thomas Moran. |
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EVALUATION indépendante des principaux
obstacles s’opposant à l’interruption de
la transmission de la poliomyélite se déroule de
manière satisfaisante et il est prévu que les chefs
des équipes présenteront leurs recommandations
fin septembre à la comité de côntrole. Quatre souséquipes
complètes se sont rendues dans les derniers
pays d’endémie, l’Afghanistan, l’Inde, le Nigéria et
le Pakistan, et une cinquième s’est penchée sur les
questions relatives à la propagation internationale
des poliovirus sauvages.
L’évaluation, demandée par le Conseil exécutif
de l’OMS en janvier, devait trouver des solutions
spécifiques à chaque zone pour lever les obstacles à
l’interruption de la transmission de la poliomyélitique
dans chaque pays.
Les équipes ont rencontré les ministères de la santé,
d’autres représentants des |
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gouvernements, l’OMS,
l’UNICEF, et les institutions partenaires ainsi que les
personnels de sécurité et des organisations d’aide
humanitaire. En Afghanistan, l’équipe a visité les
districts de Jalalabad et de Kandahar, où sévit la
poliomyélite ; en Inde, l’équipe est allée dans les provinces d’Uttar Pradesh et de Bihar, notamment à
Ghaziabad, Patna et Khagaria (où elle a passé la nuit
sur les berges de la Kosi). L’équipe du Nigéria a visité
l’état de Zamfara et Kano, tandis qu’au Pakistan,
l’accent a été mis sur Karachi, Lahore et Peshawar.
Le Rapport d’évaluation débouchera sur des plans
d’action spécifiques des zones, qui seront intégrés
dans le Plan stratégique 2010–2014 de l’Initiative
mondiale pour l’éradication de la poliomyélite.
- Alison Brunier/WHO |
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ES responsables mondiaux de la santé
participant à l’Assemblée mondiale de
la Santé de cette année, en mai, ont appelé à
progresser plus rapidement contre la poliomyélite,
avertissant que la perspective d’une pandémie
de grippe et la crise financière mondiale ne
devaient pas remettre en cause le but de parvenir
à un monde sans poliomyélite. Les ministres
de la santé ont fait part de leur « impatience »
(suivant le propre terme d’un délégué) devant la
transmission qui continue dans le nord du Nigéria et
la propagation internationale de la poliomyélite. Les
délégués ont prévenu qu’on risquait de « dilapider »
cette occasion de mettre fin à la poliomyélite si les
autorités locales dans les derniers pays affectés
n’étaient pas mises dans l’obligation de rendre
des comptes pour l’organisation de campagnes de
vaccination de grande qualité. |
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E Ministère de la Santé du Royaume d’Arabie
saoudite a de nouveau exigé que tous les
pèlerins se rendant à la Mecque pour le Hajj soient
vaccinés contre la poliomyélite. Cet évènement, qui
réunit jusqu’à trois millions de pèlerins, est prévu
cette année à la fin du mois de novembre.
Pour protéger la santé publique, les pèlerins
en provenance du Nigéria, du |
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Pakistan, de
l’Afghanistan, de l’Inde et du Soudan doivent prouver qu’ils ont bien été vaccinés au moins
six semaines avant leur voyage et ils seront
systématiquement revaccinés à leur arrivée dans le
Royaume, quel que soit leur âge. Pour les pèlerins
en provenance de pays réinfectés, comme le Kenya
ou le Burkina Faso, tout enfant de moins de 15
ans doit prouver qu’il a bien été vacciné contre la
poliomyélite et il sera de nouveau vacciné à son
arrivée. |
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| Vaccination d’un pèlerin indien contre la poliomyélite. Photo : NPSP. |
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UAND le conflit militaire prolongé dans la
vallée pakistanaise de Swat a contraint plus
d’un million de personnes à fuir de leurs domiciles, le
programme de lutte contre la poliomyélite a dû entrer
en action. Les enfants de Swat n’avaient pas été vaccinés
depuis plus d’un an, l’accès étant presque impossible en
raison des problèmes de sécurité et l’on voyait se profiler
la menace que les enfants déplacés dans leur propre pays
puissent faire sortir la poliomyélite de la vallée de Swat et
contaminer des zones non infectées.
Plusieurs postes de transit ont été rapidement
installés afin de vacciner les enfants circulant sur les
principales routes civiles sortant de la vallée de Swat.
Parallèlement, des équipes mobiles de vaccination se
sont mis à visiter chaque tente des camps de personnes
déplacées dans leurs propres pays. Pendant le conflit,
plus de 139 000 enfants encore jamais vaccinés ont
reçu le vaccin buvable. Au cours de la campagne de |
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uillet, 94 285 autres enfants déplacés ont été vaccinés, dans les familles d’accueil et, au cours de la tournée
de vaccination du mois d’août, 36 980 enfants ont été
vaccinés.
Autre information, la cellule de contrôle du Pakistan n’a
cessé de développer ses activités et la première chaîne
de télévision nationale, Geo TV, a rejoint dix chaînes de
télévision et stations de radio FM pour la promotion et la
surveillance des Journées nationales de vaccination. La
cellule de contrôle a traité plus de 12 000 appels au cours
de la campagne d’août 2009, en provenance des quatre
provinces, ce qui a permis aux autorités de vacciner
plus de 23 000 enfants qui ne l’avaient pas encore été.
Pendant ce temps, l’opérateur de téléphonie mobile,
Mobilink, a accepté d’envoyer des millions de messages
pour soutenir les journées de vaccination. En juillet, la
poliomyélite a été le thème du Premier prix national
pour les médias de santé (First National Health Media
Awards), aboutissement de 2 560 |
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articles imprimés et de 3 000 reportages à la radio et à la télévision couvrant
l’action pour éradiquer la poliomyélite en 2008, le sujet
du secteur social ayant manifestement suscité la plus
grande couverture médiatique dans toute l’histoire du
Pakistan.
Au niveau opérationnel, les forces de police d’Islamabad,
de Lahore et de Peshawar ont rejoint leurs collègues
des routes nationales et autoroutes afin de mettre en
place des postes routiers pour vacciner les enfants. Ce
soutien des autorités gouvernementales ne peut prendre
sa source qu’au sommet de l’État et, en août, Robert
Scott, le Président du Comité international PolioPlus
du Rotary, a récompensé le Président pakistanais Asif
Ali Zardari en lui décernant le prix de « Champion de la
lutte contre la poliomyélite » pour son rôle mobilisateur
et son dévouement à la cause d’un monde sans
poliomyélite.
- Christian Moen/Unicef |
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E Premier-Ministre de l’Inde, le Dr Manmohan
Singh, a fait part de son « angoisse » devant la
recrudescence récente des cas de poliomyélite en Uttar
Pradesh et au Bihar et il a alloué US $657 millions pour
lancer sur tous les fronts une offensive contre le virus,
de 2010 à 2012. Prenant la parole au Comité du Cabinet
chargé des Affaires économiques, le Dr Singh a ordonné
au Ministère de l’Union pour la Santé et les Affaires
familiales d’assurer une surveillance « très étroite » des
deux foyers indiens de la poliomyélite.
Le Ministre de l’Intérieur, P. Chidambaram, a insisté
sur le fait qu’il était inacceptable que des enfants
continuent d’être victimes de la poliomyélite. « Nous
avons les médicaments. Pourquoi donc les enfants |
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n’en bénéficient-ils pas ? (Parce que) il y a des lacunes dans
le mécanisme de distribution. »
Le Groupe consultatif d’experts indiens a recommandé
que le pays organise six journées nationales de
vaccination, neuf journées locales de vaccination et
40 tournées de ratissage au cours des trois prochaines
années.
La campagne de vaccination «Pulse Polio» (PPI), qui
a démarré en Inde en 1995-1996, est la plus grande
intervention de santé publique au monde, avec 172
millions d’enfants vaccinés au cours de chaque activité
nationale de vaccination.
Une vaccinatrice laisse une marque témoin de la vaccination contre la
poliomyélite en Uttar Pradesh, épicentre de la maladie en Inde. Photo :
Richard Wainwright/Jersey Rotary |
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u cours des dix derniers jours du mois de mai,
22 pays d’Asie et d’Afrique ont atteint le résultat
extraordinaire de vacciner 222 270 331 enfants contre
la poliomyélite, dont 74 millions dans 11 pays d’Afrique
de l’Ouest, vaccinés par 400 000 agents dans le cadre
d’une action synchronisée en réaction à la flambée épidémique par des poliovirus sauvages en provenance
du |
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nord du Nigéria et qui se sont répandus vers l’ouest
jusqu’en Guinée.
Les campagnes régulières et coordonnées contre le
poliovirus semblent efficaces : au 31 août, aucun
cas d’infection par un poliovirus sauvage n’avait été
enregistré depuis mai au Kenya, en Ouganda, au Bénin,
au Burkina Faso, au Mali, au Niger, au Ghana ou au
Togo |
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Le Dr Mohamed Waddan (au centre) accompagné du chef de l’équipe
polio au Pakistan, le Dr Ni’ma Abid (à gauche) et du Directeur de
l’Initiative OMS pour l’éradication de la poliomyélite, le Dr Bruce
Aylward. |
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E « Père » de l’éradication de la poliomyélite
dans la région de la Méditerranée orientale, le
Dr Mohamed Helmy Wahdan, a pris sa retraite après 30
ans d’une superbe carrière au service de l’éradication.Conseiller spécial pour l’éradication de la poliomyélite
auprès du Directeur du Bureau régional de l’OMS pour
la Méditerranée orientale en Égypte depuis 1998, le Dr
Wahdan a joué un rôle important à l’OMS dans la lutte
contre la poliomyélite et les maladies transmissibles
depuis 1979, montrant sans relâche l’exemple du travail
acharné, faisant attention à chaque détail et exigeant
continuellement l’excellence.
Sous la conduite du Dr Wahdan, la transmission
autochtone de la poliomyélite a été interrompue dans
tous les pays de la région sauf deux ; il a formé et guidé
de nombreux personnels de l’éradication dans le monde entier. |
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Ils pourront continuer de bénéficier de ses
conseils personnels et professionnels car il poursuivra
ses activités de lutte contre la poliomyélite, mais avec
un rôle consultatif.
Le Dr Steve Cochi , conseiller spécial auprès de la Global
Immunization division des CDC a déclaré qu’aucune
personne n’a eu à elle seule « une influence aussi
grande sur l’ensemble de l’initiative de l’éradication
et pendant si longtemps ». « Ce qui est rare avec le Dr
Wahdan, c’est l’atout exceptionnel qu’il représente pour
le programme en associant sa vaste expérience, ses
connaissances techniques approfondies et sa sagesse,
a reconnu le Dr Cochi. Nous lui souhaitons, ainsi qu’à
sa famille, beaucoup de bonheur, et nous sommes
reconnaissants de pouvoir continuer à bénéficier de sa
sagesse et de son expérience après sa retraite. » |
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epuis le milieu de l’année dernière, neuf pays de
l’Afrique de l’Ouest sont touchés par une flambée de
poliomyélite. La flambée a en fait eu lieu en deux phases, la
première frappant le Bénin, le Burkina Faso, le Ghana, le Mali
et le Togo au milieu de 2008/au début de 2009, et la deuxième
touchant la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone.
Les cartes montrent ces deux vagues distinctes, le poliovirus
sauvage se déplaçant vers l’ouest. |
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| Première vague : Bénin, Burkina Faso, Ghana, Mali et
Togo ( du 1er juin 2008 au 31 mai 2009). |
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| La première vague de la flambée épidémique semble sur
le point de se terminer : pour les cas les plus récemment
confirmés dans ce groupe de pays, l’apparition de la paralysie
remonte au mois de mai (au Burkina Faso) et au début du mois
d’août (au Mali). Tous les pays touchés par la première vague
ont mené plusieurs tournées de riposte au moyen du VPOm1.
Le Bénin, le Burkina Faso et le Mali ont prévu d’organiser une
nouvelle tournée avant la fin de 2009. |
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| Deuxième vague : Côté d’Ivoire, Guinée, Libéria et
Sierra Leone ( du 1er juin au 8 septembre 2009). |
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premières interventions de riposte n’ont pas été menées avant le
milieu de l’année. Par conséquent, dans les pays touchés par cette
deuxième vague, la transmission reste importante, en particulier
en Côte d’Ivoire, en Guinée et au Libéria.
D’ici au mois d’octobre, tous ces pays auront mené au moins
quatre tournées de riposte au moyen du VPOm1. Parvenir à des
tournées de riposte de bonne qualité permettrait de mettre fin à
toutes les flambées en Afrique de l’Ouest avant la fin de 2009. |
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| Toutes les données sont du 8 septembre 2009 |
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n a beaucoup écrit sur les poliovirus dérivés d’une souche vaccinale (PVDV) et sur
leurs conséquences pour l’éradication mondiale de la poliomyélite. Mais qu’est-ce au
juste qu’un PVDV ? Quelle importance ont-ils pour la période avant l’éradication, c’est-à-dire
maintenant, et après l’éradication ? Pour répondre à ces questions, il faut d’abord se pencher
sur le comportement des poliovirus sauvages.
Quand un enfant est infecté par un poliovirus sauvage, celui-ci se réplique dans son intestin,
puis pénètre dans la circulation sanguine en franchissant la paroi intestinale. De là, il atteint la
moelle épinière et provoque une paralysie. Au cours de cette période, le virus est également
excrété et peut se transmettre à d’autres enfants de la communauté, en particulier dans
les zones où l’assainissement est médiocre. Si le nombre d’enfants complètement vaccinés
est suffisant, le virus est alors incapable de trouver un enfant sensible pour transmettre
l’infection et il finit par disparaître.
La vaccination par le vaccin antipoliomyélitique oral (VPO) suit en grande partie le même
processus. Le VPO est un vaccin renfermant des virus vivants de souche atténuée (affaiblis)
vaccinale. Lorsqu’on l’administre à un enfant, le virus de souche atténuée vaccinale se
multiplie également dans l’intestin (développant l’immunité par la production d’anticorps à
ce niveau) avant de pénétrer dans la circulation sanguine de l’enfant en traversant les cellules
de la paroi intestinale (ce qui permet de continuer à développer l’immunité par la production
d’anticorps sanguins). Comme le poliovirus sauvage, le virus de souche vaccinale est
également excrété au cours de cette période, mais il n’est plus exactement identique à celui
contenu à l’origine dans la dose de VPO, du fait des altérations génétiques qui surviennent
pendant la réplication. Ce virus dérivé de la souche vaccinale peut alors se propager dans le
voisinage immédiat, un phénomène bénéfique permettant d’immuniser « passivement »
d’autres enfants. Une fois qu’il ne trouve plus d’enfants non vaccinés, ce virus finit par
disparaître rapidement. |
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| PVDV circulants : à l’origine de cas dans les régions où les populations ne sont pas assez vaccinées |
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Dans de très rares occasions, si la couverture de la vaccination est largement insuffisante dans
une population, le virus de la souche vaccinale excrété peut continuer à trouver des enfants
sensibles et commence à circuler au-delà du voisinage immédiat de l’enfant vacciné pour se
répandre dans une communauté plus large et s’y maintenir sur une longue durée. Or, plus
il survit longtemps et se transmet de cette manière, plus les modifications génétiques sont
nombreuses au fur et à mesure des réplications. Les PVDV circulants sont des virus qui ont
suivi l’ensemble de ce processus.
Les événements mettant en cause des PVDV sont rares. Au cours des 10 dernières années, plus
de 10 milliards de doses de VPO ont été administré à plus de deux milliards d’enfants, évitant
ainsi plus de 3,5 millions de cas de poliomyélite. Sur la même période, on n’a eu connaissance
que de 12 épisodes impliquant des PVDVc et provoquant 362 cas d’infection. |
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| Conséquences : même intervention que pour un poliovirus sauvage ; à terme, il faudra cesser d’administrer le VPO |
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| Les PVDV circulants doivent être gérés de la même manière que les poliovirus sauvages. Mais
la prévention reste la meilleure des solutions : une communauté totalement vaccinée est
protégée à la fois contre les poliovirus sauvages et les PVDV. Et une fois que l’on est parvenu
à éradiquer les poliovirus sauvages, il faut interrompre progressivement l’administration
du VPO, les avantages de celle-ci pour la santé publique ne compensant plus le faible risque
qu’entraîne la poursuite de cette vaccination. |
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- Oliver Rosenbauer/WHO |
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| Chez les sujets à qui on administre le VPO, la souche vaccinale finit généralement Chez
les sujets à qui on administre le VPO, le virus de souche vaccinale finit généralement par
disparaître de l’appareil digestif en 6 à 8 semaines. Toutefois, à de très rares occasions, on
détecte des PVDV chez des personnes souffrant d’immunodéficience primaire et qui ont une
capacité insuffisante ou inexistante de produire des anticorps. Il arrive que le virus de souche
vaccinale persiste chez ces sujets et que des PVDV soient excrétés pendant une période
prolongée. On parle alors de PVDVi (poliovirus dérivé d’une souche vaccinale associée à
l’immunodéficience). Cela se produit encore plus rarement qu’avec les PVDVc et on n’a
observé le phénomène que chez 42 personnes, présentant des troubles rares de l’immunité.
Dans la plupart des cas, les PVDV ont fini par disparaître naturellement au bout de six
mois . Toutefois, dans trois de ces cas d’immunodéficience , on a observé une excrétion
« chronique », définie comme une excrétion se prolongeant pendant 5 ans ou plus). |
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E Nigéria lutte contre un poliovirus circulant de type 2
dérivé d’une souche vaccinale, qui montre clairement
que la couverture de la vaccination systématique par le vaccin
antipoliomyélitique oral trivalent dans les états du nord du pays a
été insuffi sante. La circulation de ce sérotype est particulièrement
préoccupante sur le plan international, le dernier cas d’infection par
un poliovirus sauvage de type 2 s’étant produit en 1999. Pour agir contre
les PVDVc, et contre l’augmentation des cas de poliovirus sauvage de
type 3 (PVS3), le Nigéria a organisé des activités de vaccination
supplémentaires (AVS) par le VPO trivalent, à l’échelle nationale
en mai et couvrant la majeure partie du pays en août.L’augmentation du nombre des cas d’infections par
des PVDVc |
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début 2009 offre un contraste saisissant
avec le déclin du poliovirus sauvage de type 1. En
2008, le Nigeria a connu une importante fl ambée
épidémique de poliovirus sauvage de type 1.
Etant donné que ce sérotype est considéré
comme le plus dangereux des trois sérotypes
en raison du taux élevé d’atteinte paralytique
et de sa propension à se propager au niveau
international. Les eff orts déployés en 2008 au
cours des AVS ont visé ce sérotype avec des
résultats positifs. De fait, dans les états du
nord exposés à un risque élevé, Kano, Kaduna,
Katsina et Jigawa, on n’a signalé aucun cas
d’infection par le type 1 au cours des six derniers
mois. Au 25 août, le Nigéria avait enregistré 70
cas de poliomyélite de type 1, contre 547 à la même
période en 2008. |
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Photo: Tadej Žnidarčič |
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N plus d’être restée exempte du poliovirus
sauvage depuis la certification en octobre
2000, la Région OMS du Pacifique occidental a
désormais répertorié tous les matériels contenant des
poliovirus sauvages et conservés dans les laboratoires
de biologie médicale. C’est la seconde partie
importante de l’éradication.
Les 37 pays de la région ont terminé les enquêtes sur
les laboratoires de biologie médicale concernés et
ont établi des inventaires nationaux des poliovirus
qui sont conservés. Leurs résultats s’appuient sur
une documentation et des rapports répondant à
des normes standardisées d’assurance qualité et ils
ont été présentés à la Commission régionale pour la certification de |
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l’éradication de la poliomyélite dans
la région du Pacifique occidental.
Cette procédure ne s’est pas déroulée sans difficultés :
des pays comme la Chine ou le Japon ont dû couvrir
de grands nombres de laboratoires, sous la tutelle
d’une vaste gamme d’organismes publics en dehors
du Ministère de la Santé. D’autres ont dû trouver
la meilleure façon d’impliquer le secteur privé ou
l’éducation (Australie ou Philippines par exemple).
Quoi qu’il en soit, avec la réception des rapports
définitifs de la Chine et du Japon fin 2008, la
Commission a déclaré l’achèvement de la Phase 1 du
confinement des poliovirus sauvages en laboratoire |
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pour l’ensemble de la Région du Pacifique occidental.
Au total, l’enquête a couvert 77 260 laboratoires
et, parmi eux, seuls 45 conservent actuellement les
matériels concernés (27 en Chine, 15 au Japon, deux
en Australie et un en République de Corée).
La Commission a demandé désormais à tous les
pays de fournir un point focal national pour le
confinement, chargé de conserver l’inventaire,
d’entretenir la base de données nationale et de réunir
les conditions de la phase 2, qui entre en vigueur
un an après l’éradication mondiale du poliovirus
sauvage.
- Dr. Sigrun Roesel/WHO Western Pacific Region |
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E tableau était peu engageant : les rues sales, non pavés d’Abbas Nagar
étaient bordées d’égouts à ciel ouvert, bouchés par les déchets humains et,
en cas de pluie, la saleté se déversait à torrents dans les rues.
Les habitants de cette agglomération rurale d’Aligarh en Uttar Pradesh se
plaignaient, mais personne ne venait construire de nouvelles rues. En fait, les
seuls à venir étaient les équipes de vaccination contre la poliomyélite, une fois par
mois. C’est donc à elles que les habitants se sont plaints, lors de leurs visites. Que
pouvaient-ils faire d’autre ? Plus le temps
passait, plus le ressentiment s’accumulait et
la population a fini par recourir au seul moyen
à sa disposition : protester en refusant la
vaccination de leurs enfants.
L’Initiative globale pour l’éradication de la
poliomyélite a alors été confrontée à un
problème : si trop de foyers refusaient la
vaccination, les activités allaient devenir inutiles, l’immunité devenant insuffisante
au niveau de la communauté pour éviter une flambée épidémique. Mais les égouts
eux-mêmes étaient le plus gros problème à résoudre.
L’UNICEF a décidé de régler le problème en mettant en place le projet
d’assainissement urbain et d’hygiène (Urban Sanitation and Hygiene Action (USHA)
Project), identifiant Moradabad, Firozabad et Aligarh pour des interventions ciblées
visant à améliorer toute une gamme d’équipements civils. |
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Elle a tout d’abord rencontré les municipalités, soulignant l’importance d’améliorer
l’assainissement de l’environnement. Des campagnes de sensibilisation à la propreté
ont été élaborées, avec le nettoyage des égouts, le balayage des rues, la collecte
et l’enlèvement des ordures par 180 personnes nouvellement employées par la
municipalité d’Aligarh Nagar Nigam.
Dans 45 zones à haut risque pour l’éradication de la poliomyélite, un réseau de
Mobilisateurs locaux pour l’assainissement a été créé pour renforcer et surveiller
les efforts des agents d’assainissement.
Ces personnes se sont également
déplacées avec les coordonnateurs de la
mobilisation pour la poliomyélite afin
d’inciter la population à se faire vacciner.
Le résultat a été que le nombre des foyers
résistants à Aligarh est passé de 350 en
mars 2008 à un peu plus d’une centaine
aujourd’hui.
Le projet USHA démontre clairement que, dans les zones où le risque de poliomyélite
est élevé, une approche intégrant la santé, l’assainissement du milieu et l’hygiène
permet d’augmenter le nombre des enfants vaccinés et d’obtenir une diminution
spectaculaire du risque de propagation du virus. Les effets bénéfiques sont
inépuisables : les rues et les ruelles sont propres, les égouts vides, les enfants en
bonne santé et le poliovirus n’a plus d’endroit où se tapir.
- Informations sur l’Inde, Polio/UNICEF, avec Rod Curtis/OMS |
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ans le cadre de l’effort final pour libérer le
monde de cette maladie, le Rotary International
a réuni US $90,7 millions dans le cadre de son « Défi 200
millions de dollars ». Jonathan Majiyagbe, Président
du conseil d’administration de la Fondation Rotary,
a annoncé ce chiffre impressionnant devant 18 000
membres du Rotary participant à la Convention annuelle
de l’Organisation à Birmingham (Angleterre) en juillet.
Ces fonds font partie des US $ 200 millions que le Rotary
cherche à lever et qui doivent compléter la subvention
de US $350 millions de la Fondation Bill et Melinda
Gates, dans le cadre d’un accord de financement d’un
montant de US $555 millions à l’intention de l’Initiative
mondiale pour l’éradication de la poliomyélite au cours
des trois prochaines années.
Les Rotariens ont déployé une vaste gamme d’idées
novatrices pour mobiliser les fonds. En Suisse, plus de
200 villes et villages ont vendu des graines de tournesol
lors de la Journée nationale contre les paralysies de
l’enfant et ont amassé ainsi plus de US $669 000. Des
centaines de collectes de fonds locales, soirées spéciales
nationales, tombolas, marches PolioPlus, marathons
et défilés de mode ont été organisés partout dans le
monde et témoignent de l’engagement indéfectible du
Rotary à cette cause. |
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| Le Secrétaire Général de l’ONU, M. Ban Ki-Moon se voit remettre le prix “Champion de la lutte contre la
poliomyélite” par le Président du Rotary International, M. D. K. Lee, et le Président du Conseil d’administration de
la Fondation Rotary, M. Jonathan Majiyagbe. Photo : Rotary International |
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Lors de son discours à la Convention de Rotary, le
Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies,
M. Ban Ki-moon, a déclaré que « la vision du Rotary d’un
monde sans poliomyélite retenait toute l’attention ».
M. Majiyagbe a souligné que les Rotariens devaient
sortir des voies habituelles pour lever les fonds
nécessaires pour éliminer la poliomyélite. « Nous ne
pouvons pas attendre une amélioration de la situation |
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économique pour poursuivre
notre combat. Nous devons avancer
dès maintenant », a-t-il insisté en demandant
d’organiser « des collectes de fonds impliquant les
communautés dans leur ensemble ».
- Petina Dixon-Jenkins/Rotary |
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EUX enfants qui ont agi pour libérer le monde
de la poliomyélite ont reçu un tonnerre
d’applaudissements à la Convention du Rotary
International. Dans le cadre d’un projet scolaire, Anna
Zanotti, jeune fille de 10 ans originaire de la ville de
Mantoue (Italie), a collecté en deux jours des dons d’un
montant de US $164 dans une vieille boîte de chocolats.
« J’ai pensé à tous les enfants que je pouvais sauver avec
cet argent », a-t-elle expliqué. Avec ses camarades de classe, |
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elle se représentait les dons en termes de vies
sauvées, chaque vie correspondant aux 60 cents que
coûte la vaccination d’un enfant. « Imaginez une boîte
de chocolats contenant autant de vies ! », s’est-elle
exclamée.
L’assistance a fait une ovation à Joshua Kim, jeune
garçon de 14 ans originaire de Northbrook dans l’Illinois
(États-Unis d’Amérique) lorsqu’il a révélé avoir décidé, suite à la lecture d’un article sur |
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l’éradication de la
poliomyélite dans The Rotarian, de donner à cette action
toutes ses économies, soit $1,200 représentant sept
années d’argent de poche et les sommes qu’il a gagnées
en faisant des petits boulots pour le voisinage. « Je
voulais participer à cette action parce que le Rotary est
sur le point de réussir l’éradication », a-t-il expliqué.
Arnold Grahl/Rotary |
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Les chefs de gouvernement du G8 réunis à L’Aquila
(Italie) en juillet, se sont engagés à travailler
pour parvenir à éradiquer la poliomyélite. Les
contributions des différents pays (plus la Commission
européenne) à l’éradication de la poliomyélite
depuis 2006 qui sont résumées dans le rapport du
G8 (http://www.g8italia2009.it/static/G8_Allegato/G8_Preliminar y_Accountability_Report_8.7.09,0.pdf) montrent des différences marquées entre
pays dans les niveaux de contribution. Les Etats-
Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne et le Canada
sont les premiers à confirmer l’octroi de nouveaux
fonds, à l’appui des déclarations politiques faites
par leurs dirigeants. Les termes utilisés dans la
déclaration du sommet du G8 ouvrent la voie à un
suivi par l’Initiative mondiale pour l’éradication de
la poliomyélite, avec chacun des pays du G8 et la
Commission européenne.
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A Dallas (USA), des enfants peignent les béquilles pour être distribuées aux patients atteints
de polio dans le monde en développement. Par ailleurs, des artistes souffrant de la polio
enveloppent leurs vieilles béquilles de toiles qu’ils peignent avant de les vendre, les bénéfices
allant aux programmes menées dans le cadre de l’initiative “Global Art”. Le projet s’intitule
“Global Crutch” (“des béquilles pour le monde”) et selon son directeur, le Dr Fred Sorrells, “C’est
un plaisir pour les yeux - des oeuvres d’art colorées apportant la mobilité dans la vie quotidienne,
imaginées avec amour par les enfants américains”. Voir http://www.globalartinitiative.org/ . |
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Rapport annuel 2008 de l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite , juin 2009 |
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Rapport du India Expert Advisory Group, juin 2009 |
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Polio Pipeline, n°4, juillet 2009 |
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Recommandations du Comité consultatif sur l’éradication de la poliomyélite relatives à l’utilisation du vaccin antipoliomyélitique oral bivalent, juillet 2009 |
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Rapport de Afghanistan/Pakistan Technical Advisory Group, juin 2009 |
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Rapport du Nigeria Expert Review Committee, septembre 2009. |
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21-22 octobre : 2009 Rotary International PolioPlus Committee, Evanston (Etats-Unis) |
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24 octobre 2009 : Journée mondiale de la poliomyélite |
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27-29 octobre 2009 : réunion du Groupe stratégique consultatif d’experts sur la vaccination (SAGE), Genève (Suisse) |
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17 novembre 2009 : Comité consultatif pour l’éradication de la poliomyélite (ACPE), Genève (Suisse) |
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14-17 décembre 2009 : Groupe spécial sur la vaccination, Harare (Zimbabwe) |
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16-23 janvier 2010 : Conseil exécutif de l’OMS, Genève (Suisse). |
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Les stratégies mises en oeuvre par les pays ayant
éradiqué la poliomyélite n’ont pas fait appel
à des sciences très avancées. Il s’agissait avant tout
d’élaborer un plan bien articulé, d’obtenir l’appui des
partenaires et d’avoir la volonté de mettre en oeuvre
le plan dans sa totalité, notamment en faisant appel
à toutes les parties prenantes. Nous avons formulé un plan |
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qui démarre aujourd’hui, nous avons l’appui de
partenaires illustrés et engagés et nous avons démontré
notre volonté de changer ce qui ne nous convient pas.
Je lis sur les visages rassemblés aujourd’hui que tout le
monde est prêt à s’engager. »
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| - Babatunde Fashola, gouverneur de l’état de lagos |
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