polio eradication

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PolioNews 33
 
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Un nouvel outil puissant pour éradiquer la poliomyélite
puce La polio dans le discours d’Obama
   
INFO
puce Thomas Frieden, nouveau Directeur des CDC
puce Évaluation indépendante en cours
puce Les responsables mondiaux de la santé ont demandé à accentuer les efforts contre la poliomyélite
puce Vaccination antipoliomyélitique obligatoire pour le Hajj
puce Intervention de l’équipe du Pakistan dans la crise de Swat
puce Le premier ministre indien augmente la pression sur la poliomyélite
puce L’Afrique en marche
puce Hommage de l’IMEP au Dr Wahdan
   
DONNEES
puce Flambée de poliomyélite en Afrique de l’Ouest
   
INFORMATIONS TECHNIQUES
puce Qu’est-ce au juste qu’un poliovirus dérivé d’une souche vaccinale ?
puce ...et qu’est-ce qu’un PVDVi ?
puce Le Nigéria lutte contre un poliovirus dérivé d’une souche vaccinale
   
REPORTAGE
puce Recherche de la poliomyélite dans 77 000 laboratoires du Pacifique occidental
puce La polio met de l’ordre
   
MOBILISATION DES RESSOURCES
puce Le Rotary annonce un don de US $90,7 millions pour la poliomyélite
puce Des enfants affirment leur volonté de lutter contre la poliomyélite
puce L’UNICEF réactive son engagement contre la poliomyélite
puce Les chefs du G8 assurent un suivi de l’IMEP
puce Publications et ressources www.polioeradication.org
puce Événements
puce Nouvelles contributions reçues entre avril et août 2009, période 2009-2013 (en US$ millions)
puce Citation
 
Polio News [Pdf]
 
 
AN nouveau vaccin puissant, sur le point d’accélérer les progrès pour libérer le monde de la poliomyélite, devrait être lancé en Inde en novembre.

Le vaccin antipoliomyélitique oral bivalent (VPOb), ciblant simultanément les deux derniers types de poliovirus sauvages encore en circulation dans le monde, a une effi cacité supérieure d’au moins 30 % à celle du vaccin trivalent classique et le Comité consultatif sur l’éradication de la poliomyélite (CCEP) a recommandé de l’utiliser immédiatement.

Des trois poliovirus sauvages, seuls les types 1 et 3 continuent de circuler, le type 2 n’ayant plus été observé depuis 1999. Néanmoins, le choix des vaccins oraux disponibles pour éradiquer la poliomyélite se limitait, jusqu’à présent, au vaccin antipoliomyélitique oral trivalent (VPOt) classique, couvrant les trois sérotypes viraux mais avec une activité moindre, ou aux vaccins antipoliomyélitiques oraux monovalents (VPOm1 ou VPOm3) – outils puissants mais qui ne couvrent qu’un type à la fois.

Cette année, un essai clinique sur le terrain en Inde a comparé le nouveau vaccin bivalent avec les vaccins existants et, que ce soit pour le type 1 ou pour le type 3 de la poliomyélite, il s’est avéré manifestement supérieur à l’ancien vaccin trivalent et presque aussi bien que le VPOm1 ou le VPOm3, mais qui est présenté en un seul produit délivrant ces deux vaccins simultanément.

Lors de son examen du vaccin en juillet, le CCEP a conclu que l’utilisation du vaccin bivalent dans le cadre des activités de
 
 
vaccination supplémentaires (AVS) représentait un « un nouvel outil important » pour l’IMEP. Le Dr Bruce Aylward, directeur à l’OMS de l’Initiative pour l’éradication de la poliomyélite, s’est déclaré d’accord, du fait qu’il associait les eff ets des vaccins monovalents à titre élevé aux avantages logistiques de n’avoir à administrer qu’un seul produit pour lutter contre les deux sérotypes. « Ce sont des innovations de ce type qui, potentiellement, transformeront l’action visant à éradiquer la poliomyélite, a-t-il expliqué. Nous allons introduire ce vaccin d’ici à la fi n de l’année et nous évaluerons les résultats, mais nous sommes très enthousiastes. »

Les poliovirus sauvages de types 1 et 3 continuent de circuler simultanément dans
les quatre derniers pays d’endémie, le Nigéria, l’Inde, le Pakistan et l’Afghanistan. Les retombées stratégiques du vaccin bivalent sont diff érentes dans chacun de ces pays. En Afghanistan par exemple, le poliovirus de type 1 a cette année une prévalence 20 fois supérieure à celle du type 3. Dans cette situation, le VPOb pourrait contribuer à maintenir l’immunité contre le type 3, tout en continuant de cibler le type 1. Au Nigéria en revanche, où le type 3 est répandu et où le nombre des cas d’infection par le type 1 continue de baisser, on obtiendra l’eff et inverse. Par ailleurs, dans les pays exposés à un risque élevé d’importations de poliovirus sauvages, comme en Afrique subsaharienne, le VPOb permettra d’optimiser l’immunité de la population contre les deux types viraux.
 
IANS son discours historique au monde musulman prononcé le 4 juin et suivi par des millions de personnes dans le monde entier, le Président des États-Unis, M. Barack Obama, a attiré l’attention sur la poliomyélite et sur ses espoirs de collaboration plus étroite avec l’Organisation de la conférence islamique (OCI) pour parvenir à l’éradication. « J’annonce aujourd’hui une nouvelle initiative mondiale avec l’Organisation de la conférence islamique pour éradiquer la poliomyélite, a-t-il dit. Tout cela doit être accompli en partenariat. Les Américains sont prêts à se joindre aux citoyens et gouvernements, aux organisations communautaires, aux dirigeants religieux et aux entreprises dans les communautés musulmanes du monde entier, afi n d’aider nos populations à améliorer leur vie. »   Trois des quatre pays où la poliomyélite continue d’être endémique sont membres de l’OCI. De plus, 10 des 15 pays réinfectés en 2009 sont des membres de l’OCI. En juillet, le Professeur Ekmeleddin Ihsanoglu, Secrétaire Général de l’OCI, a rappelé la volonté de l’Organisation d’éradiquer la poliomyélite en écrivant aux Présidents du Nigéria, du Pakistan et de l’Afghanistan pour les remercier de leur engagement dans cet eff ort et leur demander un soutien intensifi é à tous les niveaux de leurs administrations. Il a également pris contact avec la prestigieuse Académie islamique internationale du Fiqh pour demander aux docteurs de la loi de publier une Fatwa recommandant aux communautés musulmanes de soutenir l’effort d’éradication de la poliomyélite et de vacciner tous les enfants contre cette maladie.

 
Le président des Etats-Unis, M. Barack Obama, et le Secrétaire Général de l’OCI, le professeur Ekmeleddin Ihsanoglu, mettent leurs eff orts en commun pour éradiquer la poliomyélite.
 
News    
     
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Thomas R. Frieden a été nommé par le Président Barack Obama au poste de Directeur des US Centers for Disease Control and Prevention à Atlanta (États-Unis d’Amérique). Le Dr Frieden, qui était commissaire depuis janvier 2002 au Département de la Santé et de l’Hygiène mentale de la ville de New York, a intégré les CDC en juin cette année. Il avait déjà travaillé pour les CDC de 1990 à 2002, y compris en Inde auprès du programme national de lutte contre la tuberculose, et il a suivi des formations en médecine interne, maladies infectieuses, santé publique et épidémiologie. Dès les premières semaines aux CDC, le Dr Frieden a manifesté son engagement pour la poliomyélite en envoyant un courriel à tout le personnel et en leur demandant de participer au programme « Stop Transmission of Polio (STOP) ». « L’initiative pour l’éradication de la poliomyélite a besoin de davantage d’experts compétents en santé publique sur le terrain pour réussir, a-t-il écrit. J’invite avec insistance le personnel qualifié à poser sa candidature et je demande aux superviseurs d’autoriser ces personnes à devenir membres des équipes dans le cadre de l’Initiative STOP

Dr. Thomas Frieden.
  renforcée. Je vous remercie tous pour votre soutien permanent aux efforts des CDC visant à éradiquer la poliomyélite.
»
- Steve Stewart/ CDC
 
Les membres de l’équipe chargée de l’évaluation indépendante rencontrent les chefs traditionnels et les chefs religieux à Gusau, dans l’état de Zamfara. Photo : Thomas Moran.
 
TEVALUATION indépendante des principaux obstacles s’opposant à l’interruption de la transmission de la poliomyélite se déroule de manière satisfaisante et il est prévu que les chefs des équipes présenteront leurs recommandations fin septembre à la comité de côntrole. Quatre souséquipes complètes se sont rendues dans les derniers pays d’endémie, l’Afghanistan, l’Inde, le Nigéria et le Pakistan, et une cinquième s’est penchée sur les questions relatives à la propagation internationale des poliovirus sauvages. L’évaluation, demandée par le Conseil exécutif de l’OMS en janvier, devait trouver des solutions spécifiques à chaque zone pour lever les obstacles à l’interruption de la transmission de la poliomyélitique dans chaque pays. Les équipes ont rencontré les ministères de la santé, d’autres représentants des   gouvernements, l’OMS, l’UNICEF, et les institutions partenaires ainsi que les personnels de sécurité et des organisations d’aide humanitaire. En Afghanistan, l’équipe a visité les districts de Jalalabad et de Kandahar, où sévit la poliomyélite ; en Inde, l’équipe est allée dans les provinces d’Uttar Pradesh et de Bihar, notamment à Ghaziabad, Patna et Khagaria (où elle a passé la nuit sur les berges de la Kosi). L’équipe du Nigéria a visité l’état de Zamfara et Kano, tandis qu’au Pakistan, l’accent a été mis sur Karachi, Lahore et Peshawar. Le Rapport d’évaluation débouchera sur des plans d’action spécifiques des zones, qui seront intégrés dans le Plan stratégique 2010–2014 de l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite.

- Alison Brunier/WHO
 
 
     
TES responsables mondiaux de la santé participant à l’Assemblée mondiale de la Santé de cette année, en mai, ont appelé à progresser plus rapidement contre la poliomyélite, avertissant que la perspective d’une pandémie de grippe et la crise financière mondiale ne devaient pas remettre en cause le but de parvenir à un monde sans poliomyélite. Les ministres de la santé ont fait part de leur « impatience » (suivant le propre terme d’un délégué) devant la transmission qui continue dans le nord du Nigéria et la propagation internationale de la poliomyélite. Les délégués ont prévenu qu’on risquait de « dilapider » cette occasion de mettre fin à la poliomyélite si les autorités locales dans les derniers pays affectés n’étaient pas mises dans l’obligation de rendre des comptes pour l’organisation de campagnes de vaccination de grande qualité.  
TE Ministère de la Santé du Royaume d’Arabie saoudite a de nouveau exigé que tous les pèlerins se rendant à la Mecque pour le Hajj soient vaccinés contre la poliomyélite. Cet évènement, qui réunit jusqu’à trois millions de pèlerins, est prévu cette année à la fin du mois de novembre.

Pour protéger la santé publique, les pèlerins en provenance du Nigéria, du
  Pakistan, de l’Afghanistan, de l’Inde et du Soudan doivent prouver qu’ils ont bien été vaccinés au moins six semaines avant leur voyage et ils seront systématiquement revaccinés à leur arrivée dans le Royaume, quel que soit leur âge. Pour les pèlerins en provenance de pays réinfectés, comme le Kenya ou le Burkina Faso, tout enfant de moins de 15 ans doit prouver qu’il a bien été vacciné contre la poliomyélite et il sera de nouveau vacciné à son arrivée.
 
 
Vaccination d’un pèlerin indien contre la poliomyélite. Photo : NPSP.
 
 
 
IUAND le conflit militaire prolongé dans la vallée pakistanaise de Swat a contraint plus d’un million de personnes à fuir de leurs domiciles, le programme de lutte contre la poliomyélite a dû entrer en action. Les enfants de Swat n’avaient pas été vaccinés depuis plus d’un an, l’accès étant presque impossible en raison des problèmes de sécurité et l’on voyait se profiler la menace que les enfants déplacés dans leur propre pays puissent faire sortir la poliomyélite de la vallée de Swat et contaminer des zones non infectées.

Plusieurs postes de transit ont été rapidement installés afin de vacciner les enfants circulant sur les principales routes civiles sortant de la vallée de Swat. Parallèlement, des équipes mobiles de vaccination se sont mis à visiter chaque tente des camps de personnes déplacées dans leurs propres pays. Pendant le conflit, plus de 139 000 enfants encore jamais vaccinés ont reçu le vaccin buvable. Au cours de la campagne de
  uillet, 94 285 autres enfants déplacés ont été vaccinés, dans les familles d’accueil et, au cours de la tournée de vaccination du mois d’août, 36 980 enfants ont été vaccinés.

Autre information, la cellule de contrôle du Pakistan n’a cessé de développer ses activités et la première chaîne de télévision nationale, Geo TV, a rejoint dix chaînes de télévision et stations de radio FM pour la promotion et la surveillance des Journées nationales de vaccination. La cellule de contrôle a traité plus de 12 000 appels au cours de la campagne d’août 2009, en provenance des quatre provinces, ce qui a permis aux autorités de vacciner plus de 23 000 enfants qui ne l’avaient pas encore été. Pendant ce temps, l’opérateur de téléphonie mobile, Mobilink, a accepté d’envoyer des millions de messages pour soutenir les journées de vaccination. En juillet, la poliomyélite a été le thème du Premier prix national pour les médias de santé (First National Health Media Awards), aboutissement de 2 560
  articles imprimés et de 3 000 reportages à la radio et à la télévision couvrant l’action pour éradiquer la poliomyélite en 2008, le sujet du secteur social ayant manifestement suscité la plus grande couverture médiatique dans toute l’histoire du Pakistan.

Au niveau opérationnel, les forces de police d’Islamabad, de Lahore et de Peshawar ont rejoint leurs collègues des routes nationales et autoroutes afin de mettre en place des postes routiers pour vacciner les enfants. Ce soutien des autorités gouvernementales ne peut prendre sa source qu’au sommet de l’État et, en août, Robert Scott, le Président du Comité international PolioPlus du Rotary, a récompensé le Président pakistanais Asif Ali Zardari en lui décernant le prix de « Champion de la lutte contre la poliomyélite » pour son rôle mobilisateur et son dévouement à la cause d’un monde sans poliomyélite.

- Christian Moen/Unicef
 
 
IE Premier-Ministre de l’Inde, le Dr Manmohan Singh, a fait part de son « angoisse » devant la recrudescence récente des cas de poliomyélite en Uttar Pradesh et au Bihar et il a alloué US $657 millions pour lancer sur tous les fronts une offensive contre le virus, de 2010 à 2012. Prenant la parole au Comité du Cabinet chargé des Affaires économiques, le Dr Singh a ordonné au Ministère de l’Union pour la Santé et les Affaires familiales d’assurer une surveillance « très étroite » des deux foyers indiens de la poliomyélite.

Le Ministre de l’Intérieur, P. Chidambaram, a insisté sur le fait qu’il était inacceptable que des enfants continuent d’être victimes de la poliomyélite. « Nous avons les médicaments. Pourquoi donc les enfants
  n’en bénéficient-ils pas ? (Parce que) il y a des lacunes dans le mécanisme de distribution. »

Le Groupe consultatif d’experts indiens a recommandé que le pays organise six journées nationales de vaccination, neuf journées locales de vaccination et 40 tournées de ratissage au cours des trois prochaines années.

La campagne de vaccination «Pulse Polio» (PPI), qui a démarré en Inde en 1995-1996, est la plus grande intervention de santé publique au monde, avec 172 millions d’enfants vaccinés au cours de chaque activité nationale de vaccination.


Une vaccinatrice laisse une marque témoin de la vaccination contre la poliomyélite en Uttar Pradesh, épicentre de la maladie en Inde. Photo : Richard Wainwright/Jersey Rotary
 
     
Iu cours des dix derniers jours du mois de mai, 22 pays d’Asie et d’Afrique ont atteint le résultat extraordinaire de vacciner 222 270 331 enfants contre la poliomyélite, dont 74 millions dans 11 pays d’Afrique de l’Ouest, vaccinés par 400 000 agents dans le cadre d’une action synchronisée en réaction à la flambée épidémique par des poliovirus sauvages en provenance du   nord du Nigéria et qui se sont répandus vers l’ouest jusqu’en Guinée.

Les campagnes régulières et coordonnées contre le poliovirus semblent efficaces : au 31 août, aucun cas d’infection par un poliovirus sauvage n’avait été enregistré depuis mai au Kenya, en Ouganda, au Bénin, au Burkina Faso, au Mali, au Niger, au Ghana ou au Togo
 
       
 
 
Le Dr Mohamed Waddan (au centre) accompagné du chef de l’équipe polio au Pakistan, le Dr Ni’ma Abid (à gauche) et du Directeur de l’Initiative OMS pour l’éradication de la poliomyélite, le Dr Bruce Aylward.   E « Père » de l’éradication de la poliomyélite dans la région de la Méditerranée orientale, le Dr Mohamed Helmy Wahdan, a pris sa retraite après 30 ans d’une superbe carrière au service de l’éradication.Conseiller spécial pour l’éradication de la poliomyélite auprès du Directeur du Bureau régional de l’OMS pour la Méditerranée orientale en Égypte depuis 1998, le Dr Wahdan a joué un rôle important à l’OMS dans la lutte contre la poliomyélite et les maladies transmissibles depuis 1979, montrant sans relâche l’exemple du travail acharné, faisant attention à chaque détail et exigeant continuellement l’excellence.

Sous la conduite du Dr Wahdan, la transmission autochtone de la poliomyélite a été interrompue dans tous les pays de la région sauf deux ; il a formé et guidé de nombreux personnels de l’éradication dans le monde entier.
  Ils pourront continuer de bénéficier de ses conseils personnels et professionnels car il poursuivra ses activités de lutte contre la poliomyélite, mais avec un rôle consultatif.

Le Dr Steve Cochi , conseiller spécial auprès de la Global Immunization division des CDC a déclaré qu’aucune personne n’a eu à elle seule « une influence aussi grande sur l’ensemble de l’initiative de l’éradication et pendant si longtemps ». « Ce qui est rare avec le Dr Wahdan, c’est l’atout exceptionnel qu’il représente pour le programme en associant sa vaste expérience, ses connaissances techniques approfondies et sa sagesse, a reconnu le Dr Cochi. Nous lui souhaitons, ainsi qu’à sa famille, beaucoup de bonheur, et nous sommes reconnaissants de pouvoir continuer à bénéficier de sa sagesse et de son expérience après sa retraite. »
 
DATA   Technicals Tips
     
 
     
Aepuis le milieu de l’année dernière, neuf pays de l’Afrique de l’Ouest sont touchés par une flambée de poliomyélite. La flambée a en fait eu lieu en deux phases, la première frappant le Bénin, le Burkina Faso, le Ghana, le Mali et le Togo au milieu de 2008/au début de 2009, et la deuxième touchant la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone. Les cartes montrent ces deux vagues distinctes, le poliovirus sauvage se déplaçant vers l’ouest.
 
Première vague : Bénin, Burkina Faso, Ghana, Mali et Togo ( du 1er juin 2008 au 31 mai 2009).
 
First Wave
 
La première vague de la flambée épidémique semble sur le point de se terminer : pour les cas les plus récemment confirmés dans ce groupe de pays, l’apparition de la paralysie remonte au mois de mai (au Burkina Faso) et au début du mois d’août (au Mali). Tous les pays touchés par la première vague ont mené plusieurs tournées de riposte au moyen du VPOm1. Le Bénin, le Burkina Faso et le Mali ont prévu d’organiser une nouvelle tournée avant la fin de 2009.
 
Deuxième vague : Côté d’Ivoire, Guinée, Libéria et Sierra Leone ( du 1er juin au 8 septembre 2009).
 
Second Wave
 
premières interventions de riposte n’ont pas été menées avant le milieu de l’année. Par conséquent, dans les pays touchés par cette deuxième vague, la transmission reste importante, en particulier en Côte d’Ivoire, en Guinée et au Libéria.

D’ici au mois d’octobre, tous ces pays auront mené au moins quatre tournées de riposte au moyen du VPOm1. Parvenir à des tournées de riposte de bonne qualité permettrait de mettre fin à toutes les flambées en Afrique de l’Ouest avant la fin de 2009.
 
Toutes les données sont du 8 septembre 2009
 
 
Mn a beaucoup écrit sur les poliovirus dérivés d’une souche vaccinale (PVDV) et sur leurs conséquences pour l’éradication mondiale de la poliomyélite. Mais qu’est-ce au juste qu’un PVDV ? Quelle importance ont-ils pour la période avant l’éradication, c’est-à-dire maintenant, et après l’éradication ? Pour répondre à ces questions, il faut d’abord se pencher sur le comportement des poliovirus sauvages.

Quand un enfant est infecté par un poliovirus sauvage, celui-ci se réplique dans son intestin, puis pénètre dans la circulation sanguine en franchissant la paroi intestinale. De là, il atteint la moelle épinière et provoque une paralysie. Au cours de cette période, le virus est également excrété et peut se transmettre à d’autres enfants de la communauté, en particulier dans les zones où l’assainissement est médiocre. Si le nombre d’enfants complètement vaccinés est suffisant, le virus est alors incapable de trouver un enfant sensible pour transmettre l’infection et il finit par disparaître.

La vaccination par le vaccin antipoliomyélitique oral (VPO) suit en grande partie le même processus. Le VPO est un vaccin renfermant des virus vivants de souche atténuée (affaiblis) vaccinale. Lorsqu’on l’administre à un enfant, le virus de souche atténuée vaccinale se multiplie également dans l’intestin (développant l’immunité par la production d’anticorps à ce niveau) avant de pénétrer dans la circulation sanguine de l’enfant en traversant les cellules de la paroi intestinale (ce qui permet de continuer à développer l’immunité par la production d’anticorps sanguins). Comme le poliovirus sauvage, le virus de souche vaccinale est également excrété au cours de cette période, mais il n’est plus exactement identique à celui contenu à l’origine dans la dose de VPO, du fait des altérations génétiques qui surviennent pendant la réplication. Ce virus dérivé de la souche vaccinale peut alors se propager dans le voisinage immédiat, un phénomène bénéfique permettant d’immuniser « passivement » d’autres enfants. Une fois qu’il ne trouve plus d’enfants non vaccinés, ce virus finit par disparaître rapidement.
 
PVDV circulants : à l’origine de cas dans les régions où les populations ne sont pas assez vaccinées
 
Dans de très rares occasions, si la couverture de la vaccination est largement insuffisante dans une population, le virus de la souche vaccinale excrété peut continuer à trouver des enfants sensibles et commence à circuler au-delà du voisinage immédiat de l’enfant vacciné pour se répandre dans une communauté plus large et s’y maintenir sur une longue durée. Or, plus il survit longtemps et se transmet de cette manière, plus les modifications génétiques sont nombreuses au fur et à mesure des réplications. Les PVDV circulants sont des virus qui ont suivi l’ensemble de ce processus.

Les événements mettant en cause des PVDV sont rares. Au cours des 10 dernières années, plus de 10 milliards de doses de VPO ont été administré à plus de deux milliards d’enfants, évitant ainsi plus de 3,5 millions de cas de poliomyélite. Sur la même période, on n’a eu connaissance que de 12 épisodes impliquant des PVDVc et provoquant 362 cas d’infection.
 
Conséquences : même intervention que pour un poliovirus sauvage ; à terme, il faudra cesser d’administrer le VPO
 
Les PVDV circulants doivent être gérés de la même manière que les poliovirus sauvages. Mais la prévention reste la meilleure des solutions : une communauté totalement vaccinée est protégée à la fois contre les poliovirus sauvages et les PVDV. Et une fois que l’on est parvenu à éradiquer les poliovirus sauvages, il faut interrompre progressivement l’administration du VPO, les avantages de celle-ci pour la santé publique ne compensant plus le faible risque qu’entraîne la poursuite de cette vaccination.
 
- Oliver Rosenbauer/WHO
 
 
 
 
Chez les sujets à qui on administre le VPO, la souche vaccinale finit généralement Chez les sujets à qui on administre le VPO, le virus de souche vaccinale finit généralement par disparaître de l’appareil digestif en 6 à 8 semaines. Toutefois, à de très rares occasions, on détecte des PVDV chez des personnes souffrant d’immunodéficience primaire et qui ont une capacité insuffisante ou inexistante de produire des anticorps. Il arrive que le virus de souche vaccinale persiste chez ces sujets et que des PVDV soient excrétés pendant une période prolongée. On parle alors de PVDVi (poliovirus dérivé d’une souche vaccinale associée à l’immunodéficience). Cela se produit encore plus rarement qu’avec les PVDVc et on n’a observé le phénomène que chez 42 personnes, présentant des troubles rares de l’immunité. Dans la plupart des cas, les PVDV ont fini par disparaître naturellement au bout de six mois . Toutefois, dans trois de ces cas d’immunodéficience , on a observé une excrétion « chronique », définie comme une excrétion se prolongeant pendant 5 ans ou plus).
 
 
 
 
Nigeria

NE Nigéria lutte contre un poliovirus circulant de type 2 dérivé d’une souche vaccinale, qui montre clairement que la couverture de la vaccination systématique par le vaccin antipoliomyélitique oral trivalent dans les états du nord du pays a été insuffi sante. La circulation de ce sérotype est particulièrement préoccupante sur le plan international, le dernier cas d’infection par un poliovirus sauvage de type 2 s’étant produit en 1999. Pour agir contre les PVDVc, et contre l’augmentation des cas de poliovirus sauvage de type 3 (PVS3), le Nigéria a organisé des activités de vaccination supplémentaires (AVS) par le VPO trivalent, à l’échelle nationale en mai et couvrant la majeure partie du pays en août.L’augmentation du nombre des cas d’infections par des PVDVc   début 2009 offre un contraste saisissant avec le déclin du poliovirus sauvage de type 1. En 2008, le Nigeria a connu une importante fl ambée épidémique de poliovirus sauvage de type 1. Etant donné que ce sérotype est considéré comme le plus dangereux des trois sérotypes en raison du taux élevé d’atteinte paralytique et de sa propension à se propager au niveau international. Les eff orts déployés en 2008 au cours des AVS ont visé ce sérotype avec des résultats positifs. De fait, dans les états du nord exposés à un risque élevé, Kano, Kaduna, Katsina et Jigawa, on n’a signalé aucun cas d’infection par le type 1 au cours des six derniers mois. Au 25 août, le Nigéria avait enregistré 70 cas de poliomyélite de type 1, contre 547 à la même période en 2008.  

Photo: Tadej Žnidarčič
 
 
Features
 
 
 
WN plus d’être restée exempte du poliovirus sauvage depuis la certification en octobre 2000, la Région OMS du Pacifique occidental a désormais répertorié tous les matériels contenant des poliovirus sauvages et conservés dans les laboratoires de biologie médicale. C’est la seconde partie importante de l’éradication.

Les 37 pays de la région ont terminé les enquêtes sur les laboratoires de biologie médicale concernés et ont établi des inventaires nationaux des poliovirus qui sont conservés. Leurs résultats s’appuient sur une documentation et des rapports répondant à des normes standardisées d’assurance qualité et ils ont été présentés à la Commission régionale pour la certification de
  l’éradication de la poliomyélite dans la région du Pacifique occidental.

Cette procédure ne s’est pas déroulée sans difficultés : des pays comme la Chine ou le Japon ont dû couvrir de grands nombres de laboratoires, sous la tutelle d’une vaste gamme d’organismes publics en dehors du Ministère de la Santé. D’autres ont dû trouver la meilleure façon d’impliquer le secteur privé ou l’éducation (Australie ou Philippines par exemple).

Quoi qu’il en soit, avec la réception des rapports définitifs de la Chine et du Japon fin 2008, la Commission a déclaré l’achèvement de la Phase 1 du confinement des poliovirus sauvages en laboratoire
  pour l’ensemble de la Région du Pacifique occidental. Au total, l’enquête a couvert 77 260 laboratoires et, parmi eux, seuls 45 conservent actuellement les matériels concernés (27 en Chine, 15 au Japon, deux en Australie et un en République de Corée).

La Commission a demandé désormais à tous les pays de fournir un point focal national pour le confinement, chargé de conserver l’inventaire, d’entretenir la base de données nationale et de réunir les conditions de la phase 2, qui entre en vigueur un an après l’éradication mondiale du poliovirus sauvage.


- Dr. Sigrun Roesel/WHO Western Pacific Region
 
 
 
 
IE tableau était peu engageant : les rues sales, non pavés d’Abbas Nagar étaient bordées d’égouts à ciel ouvert, bouchés par les déchets humains et, en cas de pluie, la saleté se déversait à torrents dans les rues.

Les habitants de cette agglomération rurale d’Aligarh en Uttar Pradesh se plaignaient, mais personne ne venait construire de nouvelles rues. En fait, les seuls à venir étaient les équipes de vaccination contre la poliomyélite, une fois par mois. C’est donc à elles que les habitants se sont plaints, lors de leurs visites. Que pouvaient-ils faire d’autre ? Plus le temps passait, plus le ressentiment s’accumulait et la population a fini par recourir au seul moyen à sa disposition : protester en refusant la vaccination de leurs enfants.

L’Initiative globale pour l’éradication de la poliomyélite a alors été confrontée à un problème : si trop de foyers refusaient la vaccination, les activités allaient devenir inutiles, l’immunité devenant insuffisante au niveau de la communauté pour éviter une flambée épidémique. Mais les égouts eux-mêmes étaient le plus gros problème à résoudre.

L’UNICEF a décidé de régler le problème en mettant en place le projet d’assainissement urbain et d’hygiène (Urban Sanitation and Hygiene Action (USHA) Project), identifiant Moradabad, Firozabad et Aligarh pour des interventions ciblées visant à améliorer toute une gamme d’équipements civils.
  Elle a tout d’abord rencontré les municipalités, soulignant l’importance d’améliorer l’assainissement de l’environnement. Des campagnes de sensibilisation à la propreté ont été élaborées, avec le nettoyage des égouts, le balayage des rues, la collecte et l’enlèvement des ordures par 180 personnes nouvellement employées par la municipalité d’Aligarh Nagar Nigam.

Dans 45 zones à haut risque pour l’éradication de la poliomyélite, un réseau de Mobilisateurs locaux pour l’assainissement a été créé pour renforcer et surveiller les efforts des agents d’assainissement. Ces personnes se sont également déplacées avec les coordonnateurs de la mobilisation pour la poliomyélite afin d’inciter la population à se faire vacciner. Le résultat a été que le nombre des foyers résistants à Aligarh est passé de 350 en mars 2008 à un peu plus d’une centaine aujourd’hui.

Le projet USHA démontre clairement que, dans les zones où le risque de poliomyélite est élevé, une approche intégrant la santé, l’assainissement du milieu et l’hygiène permet d’augmenter le nombre des enfants vaccinés et d’obtenir une diminution spectaculaire du risque de propagation du virus. Les effets bénéfiques sont inépuisables : les rues et les ruelles sont propres, les égouts vides, les enfants en bonne santé et le poliovirus n’a plus d’endroit où se tapir.

- Informations sur l’Inde, Polio/UNICEF, avec Rod Curtis/OMS
 
 
 
 
 
Ians le cadre de l’effort final pour libérer le monde de cette maladie, le Rotary International a réuni US $90,7 millions dans le cadre de son « Défi 200 millions de dollars ». Jonathan Majiyagbe, Président du conseil d’administration de la Fondation Rotary, a annoncé ce chiffre impressionnant devant 18 000 membres du Rotary participant à la Convention annuelle de l’Organisation à Birmingham (Angleterre) en juillet.

Ces fonds font partie des US $ 200 millions que le Rotary cherche à lever et qui doivent compléter la subvention de US $350 millions de la Fondation Bill et Melinda Gates, dans le cadre d’un accord de financement d’un montant de US $555 millions à l’intention de l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite au cours des trois prochaines années.

Les Rotariens ont déployé une vaste gamme d’idées novatrices pour mobiliser les fonds. En Suisse, plus de 200 villes et villages ont vendu des graines de tournesol lors de la Journée nationale contre les paralysies de l’enfant et ont amassé ainsi plus de US $669 000. Des centaines de collectes de fonds locales, soirées spéciales nationales, tombolas, marches PolioPlus, marathons et défilés de mode ont été organisés partout dans le monde et témoignent de l’engagement indéfectible du Rotary à cette cause.
 
 
Le Secrétaire Général de l’ONU, M. Ban Ki-Moon se voit remettre le prix “Champion de la lutte contre la poliomyélite” par le Président du Rotary International, M. D. K. Lee, et le Président du Conseil d’administration de la Fondation Rotary, M. Jonathan Majiyagbe. Photo : Rotary International
 
Lors de son discours à la Convention de Rotary, le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, a déclaré que « la vision du Rotary d’un monde sans poliomyélite retenait toute l’attention ».

M. Majiyagbe a souligné que les Rotariens devaient sortir des voies habituelles pour lever les fonds nécessaires pour éliminer la poliomyélite. « Nous ne pouvons pas attendre une amélioration de la situation
  économique pour poursuivre notre combat. Nous devons avancer dès maintenant », a-t-il insisté en demandant d’organiser « des collectes de fonds impliquant les communautés dans leur ensemble ».

- Petina Dixon-Jenkins/Rotary
 
 
 
TEUX enfants qui ont agi pour libérer le monde de la poliomyélite ont reçu un tonnerre d’applaudissements à la Convention du Rotary International. Dans le cadre d’un projet scolaire, Anna Zanotti, jeune fille de 10 ans originaire de la ville de Mantoue (Italie), a collecté en deux jours des dons d’un montant de US $164 dans une vieille boîte de chocolats. « J’ai pensé à tous les enfants que je pouvais sauver avec cet argent », a-t-elle expliqué. Avec ses camarades de classe,   elle se représentait les dons en termes de vies sauvées, chaque vie correspondant aux 60 cents que coûte la vaccination d’un enfant. « Imaginez une boîte de chocolats contenant autant de vies ! », s’est-elle exclamée.

L’assistance a fait une ovation à Joshua Kim, jeune garçon de 14 ans originaire de Northbrook dans l’Illinois (États-Unis d’Amérique) lorsqu’il a révélé avoir décidé, suite à la lecture d’un article sur
  l’éradication de la poliomyélite dans The Rotarian, de donner à cette action toutes ses économies, soit $1,200 représentant sept années d’argent de poche et les sommes qu’il a gagnées en faisant des petits boulots pour le voisinage. « Je voulais participer à cette action parce que le Rotary est sur le point de réussir l’éradication », a-t-il expliqué.


Arnold Grahl/Rotary
 
 
 
     
TA la réunion semestrielle du Conseil d’administration de l’UNICEF tenue en juin et dirigée par la Directrice générale, Mme Ann Veneman a comporté une session spéciale sur la santé dans le monde, mettant l’accent sur l’éradication de la poliomyélite. La session s’est ouverte par une courte séquence du documentaire nominé pour l’Academy Award The Final Inch et s’est poursuivie par des exposés du Dr. Muhammad Ali Pate, Directeur exécutif/PDG de la National Primary Health Care Development Agency du Nigéria ; du Dr. Robert Scott, Président du Comité international PolioPlus, Rotary International ; et du Dr Peter Salama, le Chef sortant de la section Santé de l’UNICEF.   Les participants ont insisté sur l’urgence d’achever l’éradication de la poliomyélite et l’avantage de tenir le Conseil d’administration au courant des progrès de l’initiative. Ces deux évènements ont ravivé l’intérêt de la direction de l’Organisation pour continuer de tenir son rôle parmi les partenaires à la tête de l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite.
- Christian Moen/UNICEF
  Unicef
 
 
 
 
Les chefs de gouvernement du G8 réunis à L’Aquila (Italie) en juillet, se sont engagés à travailler pour parvenir à éradiquer la poliomyélite. Les contributions des différents pays (plus la Commission européenne) à l’éradication de la poliomyélite depuis 2006 qui sont résumées dans le rapport du G8 (http://www.g8italia2009.it/static/G8_Allegato/G8_Preliminar y_Accountability_Report_8.7.09,0.pdf) montrent des différences marquées entre pays dans les niveaux de contribution. Les Etats- Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne et le Canada sont les premiers à confirmer l’octroi de nouveaux fonds, à l’appui des déclarations politiques faites par leurs dirigeants. Les termes utilisés dans la déclaration du sommet du G8 ouvrent la voie à un suivi par l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite, avec chacun des pays du G8 et la Commission européenne.
 
 
 
 
   
A Dallas (USA), des enfants peignent les béquilles pour être distribuées aux patients atteints
de polio dans le monde en développement. Par ailleurs, des artistes souffrant de la polio
enveloppent leurs vieilles béquilles de toiles qu’ils peignent avant de les vendre, les bénéfices
allant aux programmes menées dans le cadre de l’initiative “Global Art”. Le projet s’intitule
“Global Crutch” (“des béquilles pour le monde”) et selon son directeur, le Dr Fred Sorrells, “C’est
un plaisir pour les yeux - des oeuvres d’art colorées apportant la mobilité dans la vie quotidienne,
imaginées avec amour par les enfants américains”. Voir http://www.globalartinitiative.org/ .
 
 
Rapport annuel 2008 de l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite , juin 2009
Rapport du India Expert Advisory Group, juin 2009
Polio Pipeline, n°4, juillet 2009
Recommandations du Comité consultatif sur l’éradication de la poliomyélite relatives à l’utilisation du vaccin antipoliomyélitique oral bivalent, juillet 2009
Rapport de Afghanistan/Pakistan Technical Advisory Group, juin 2009
Rapport du Nigeria Expert Review Committee, septembre 2009.
 
Events
 
21-22 octobre : 2009 Rotary International PolioPlus Committee, Evanston (Etats-Unis)
24 octobre 2009 : Journée mondiale de la poliomyélite
27-29 octobre 2009 : réunion du Groupe stratégique consultatif d’experts sur la vaccination (SAGE), Genève (Suisse)
17 novembre 2009 : Comité consultatif pour l’éradication de la poliomyélite (ACPE), Genève (Suisse)
14-17 décembre 2009 : Groupe spécial sur la vaccination, Harare (Zimbabwe)
16-23 janvier 2010 : Conseil exécutif de l’OMS, Genève (Suisse).
 
 
 
 
Au 13 août 2009
QuoteLes stratégies mises en oeuvre par les pays ayant éradiqué la poliomyélite n’ont pas fait appel à des sciences très avancées. Il s’agissait avant tout d’élaborer un plan bien articulé, d’obtenir l’appui des partenaires et d’avoir la volonté de mettre en oeuvre le plan dans sa totalité, notamment en faisant appel à toutes les parties prenantes. Nous avons formulé un plan   qui démarre aujourd’hui, nous avons l’appui de partenaires illustrés et engagés et nous avons démontré notre volonté de changer ce qui ne nous convient pas. Je lis sur les visages rassemblés aujourd’hui que tout le monde est prêt à s’engager. »

- Babatunde Fashola, gouverneur de l’état de lagos