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PolioNews 34
 
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L’Afghanistan, premier pays au monde à utiliser le nouveau vaccin
   
REPORTAGES
puce Plus de US $100 millions de dons rassemblés par le Rotary
puce Le concert d’Itzhak Perlman permet une plus grande sensibilisation à la maladie et la collecte de nouveaux fonds pour l’éradication
puce Le projet « Living Proof » : les investissements américains dans la santé mondiale sont une réussite
puce La famille la plus célèbre du Pakistan prend fermement position dans la lutte contre la poliomyélite
puce Le Gouvernement américain et l’OCI joignent leurs efforts pour un objectif commun
   
GROS PLAN SUR UN PAYS : LE NIGÉRIA
puce Est-il permis au Nigéria de rêver ?
puce Les chefs traditionnels sont sans aucun doute les catalyseurs du changement
   
GROS PLAN SUR UN PAYS : L’INDE
puce L’Inde s’attaque au dernier obstacle
puce Progrès sur la voie de la vaccination systématique dans l’État du Bihar
puce Le visage humain d’une épidémie qui ralentit
   
REPORTAGES
puce Staff Benda Bilili : Regarde au-delà des apparences
puce L’Imam pakistanais, d’opposant devenu vaccinateur
   
MOBILISATION DES RESSOURCES
puce Les membres du Rotary se mobilisent pour la Journée mondiale contre la poliomyélite
puce Le DFID apporte un soutien novateur
puce Graines de tournesol : brillante initiative du Rotary suisse pour collecter des fonds
puce Publications et ressources sur le site www.polioeradication.org
puce Événements
puce Nouvelles contributions reçues/prévues entre septembre 2009 et décembre 2009, pour la période 2009 2012 (en US $ millions)
puce Quotable
 
Polio News [Pdf]



L'Afghanistan, premier pays au monde
à utiliser le nouveau vaccin

De nouvelles orientations pour le programme
de lutte contre
la poliomyélite

U n nouvel outil important dans la lutte contre le poliovirus sauvage a été utilisé pour la première fois en décembre dans le cadre des campagnes de vaccination contre la poliomyélite en Afghanistan. Le vaccin antipoliomyélitique oral bivalent (VPOb) est une avancée primordiale pour les efforts d’éradication de la poliomyélite, puisqu’il s’agit d’un vaccin très efficace capable de fournir une protection à l’encontre des deux sérotypes survivants du poliovirus (les types 1 et 3) simultanément, ce qui équivaut à une double protection dispensée en une seule dose.

Du 15 au 17 décembre, dans les régions du sud de l’Afghanistan, ce sont 2,8 millions d’enfants de moins de cinq ans qui ont reçu le vaccin. Dans les régions ainsi touchées par les conflits, où l’accessibilité peut être limitée, la capacité d’obtenir une immunité optimale à l’égard des deux sérotypes en une seule dose permet de maximaliser les effets de chaque campagne. Dans tous les pays d’endémie – le Nigéria, l’Inde, le Pakistan et l’Afghanistan – circulent à la fois des poliovirus sauvages de types 1 et 3. L’Afghanistan avait fait état de 15 cas de type 1 et de 16 cas de type 3 en 2009 (au 15 décembre), d’où l’intérêt d’un vaccin bivalent pour accélérer l’éradication.

M. Ahmad Farid Raaid, porte-parole du Ministère de la Santé publique de la République islamique d’Afghanistan, a déclaré que son pays était « honoré » de mener à bien cette campagne historique au moyen de ce nouveau vaccin. « Nous sommes réellement très heureux que l’Afghanistan ait cette chance d’être le premier pays à utiliser ce nouveau vaccin », a déclaré M. Raaid. « Nous espérons que son efficacité, son coût modique et les avantages pratiques qu’il présente nous aideront à voir rapidement chuter le nombre des cas de poliomyélite. »

Le chef de l’équipe OMS de lutte contre la poliomyélite en Afghanistan, le Dr Tahir Mir, a souligné que la majeure partie de l’Afghanistan était exempte de poliomyélite, 28 des 31 enfants paralysés en 2009 provenant de seulement 13 districts peu sûrs (sur les 329 districts que compte le pays). Il a indiqué que, compte tenu de cet isolement géographique du virus, la capacité de s’attaquer aux deux types « en une seule dose et avec une efficacité beaucoup plus grande qu’avec le VPO trivalent est une réelle chance pour nous ».
  La campagne de vaccination menée en Afghanistan est financée par le Gouvernement canadien qui se place, pour les dons par habitant, en deuxième position au sein du G8, avec US $260 millions de dons – soit US $7,76 par Canadien – destinés à l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite.

- Rod Curtis/WHO



















Photo: Cornelia Walther/UNICEF
Un enfant à Jalalabad, en Afghanistan oriental, est parmi les premiers à être vacciné par le vaccin antipoliomyélitique oral bivalent .
  L es 18 et 19 novembre, les principales parties prenantes de l’Initiative pour l’éradication de la poliomyélite, y compris les partenaires de premier plan, les pays infectés et les donateurs, se sont réunis avec le Comité consultatif sur l’Eradication de la Poliomyélite (ACPE) et ont élaboré une liste de recommandations pour le programme de lutte contre la poliomyélite ; parmi celles-ci figurent la nécessité d’un suivi indépendant, en temps réel, des campagnes et l’amélioration de la vaccination systématique afin de limiter les flambées. En outre, les zones où la transmission est réétablie en Angola et au Tchad doivent être traitées de la même façon que les pays d’endémie en termes de soutien technique, étant donné que le poliovirus circule dans ces pays depuis plus de 12 mois.

Le Comité consultatif a pris connaissance d’un rapport d’évaluation indépendante des principaux obstacles à l’interruption de la transmission du poliovirus, dans lequel sont formulées des recommandations précises pour s’attaquer au poliovirus dans chaque pays d’endémie et dans les pays où ont lieu des flambées.

Le Programme de Travail 2010-2012 pour interrompre la transmission du poliovirus sauvage à l’échelle mondiale traduira les recommandations de l’évaluation – ainsi que les enseignements tirés des programmes et des données scientifiques rassemblées en 2009 – en mesures concrètes en matière d’intervention et de gestion dans un dernier effort pour mettre un terme à la poliomyélite. Il s’agit notamment de porter à plus grande échelle l’utilisation du vaccin antipoliomyélitique oral bivalent (VPOb), de mettre en place de manière durable de nouvelles stratégies pour améliorer la couverture par les activités de vaccination supplémentaires (AVS), d’accroître la mobilisation dans les zones où la transmission s’est établie, d’adopter de nouvelles stratégies pour limiter la propagation internationale et de mettre davantage l’accent sur le renforcement des systèmes de vaccination.

- Sona Bari/OMS





reportages

Plus de US $100 millions de dons rassemblés par le Rotary



L es efforts herculéens déployés par le Rotary pour éradiquer la poliomyélite se sont poursuivis avec la même conviction en 2009, avec l’annonce faite en décembre selon laquelle la moitié du chemin avait été parcouru pour rassembler les US $200 millions visant à compléter les US $355 millions de subventions provenant de la Fondation Bill & Melinda Gates.

Le concert donné par Itzhak Perlman a à lui seul permis d’obtenir plus de US $100 000 dans le cadre de cet effort de collecte de fonds, tout en contribuant à une plus grande sensibilisation à la maladie qui, beaucoup l’ignorent encore, reste une menace pour les enfants dans certaines parties du monde.

 

Le concert d’Itzhak Perlman permet une plus grande sensibilisation à la maladie et la collecte de nouveaux fonds pour l’éradication




L e violoniste virtuose Itzhak Perlman s’est joint à l’orchestre philarmonique de New York le 2 décembre pour enchanter le très nombreux public du Lincoln Center’s Avery Fisher Hall lors d’un concert de bienfaisance visant à collecter des fonds et à permettre une plus grande sensibilisation aux efforts déployés par le Rotary pour éradiquer la poliomyélite.

Itzhak Perlman, qui a été frappé par le poliovirus dans son pays natal, Israël, à l’âge de quatre ans et a de ce fait perdu l’usage de ses jambes, est monté sur scène avec ses béquilles, déclarant à la foule qu’il était « ridicule » que la poliomyélite continue à paralyser des enfants en 2009. « Il n’y a aucune raison pour que quiconque dans ce monde ait encore la polio », a-t-il dit. « C’est tout simplement ridicule. »

Itzhak Perlman, qui a obtenu 15 Grammy Awards, s’est joint au chef Daniel Boico et à son orchestre en tant que soliste pour interpréter le mélodieux concerto pour violon N° 1 en sol mineur de Bruch ; il a ensuite interprété l’émouvant thème de la musique du film « La liste de Schindler » de John Williams, avant de terminer par le « Tambourin chinois » de Fritz Kreisler. La virtuosité de ses interprétations lui a valu six ovations debout.

À la suite du concert, le Président du Conseil d’administration de la Fondation Rotary, M. Glenn E. Estess, a remis à M. Perlman le Prix « Paul Harris Fellow Award » pour son soutien à la campagne pour mettre fin à la poliomyélite. « C’est très gentil à vous de me remettre cette récompense », a déclaré le musicien qui a survécu à la maladie, « mais je pense que les récompenses et la reconnaissance doivent aller au Rotary parce que dire que vous accomplissez un travail remarquable n’est vraiment qu’un euphémisme ».

- Antoinette Tuscano/Rotary





Le projet « Living Proof » : les investissements américains dans la santé mondiale sont une réussite

 

L es investissements dans la santé mondiale, tels que la mobilisation pour l’éradication de la poliomyélite, ont un énorme impact sur les populations du monde en développement. C’est le message que la Fondation Bill & Melinda Gates veut faire passer grâce au projet « Living Proof » (« Preuve vivante ») – une campagne lancée dans les médias afin de démontrer comment les investissements dans la santé mondiale permettent d’obtenir des résultats bien réels.

Le 27 octobre, Bill et Melinda Gates ont donné une conférence multimédia pour mobiliser l’opinion et remettre en cause l’optique actuelle, basée sur les problèmes, selon laquelle est
  abordée la santé mondiale, en faisant plutôt le récit des expériences réussies et en présentant les indicateurs des progrès accomplis. Huit cent des personnes les plus influentes de Washingon DC, dont 40 membres des médias, ont participé à cette manifestation et plus de 13 000 personnes l’ont regardée grâce à une retransmission en direct sur le Web, sur le site multimédia de « Living Proof », qui présente aussi des histoires vécues, des vidéos et des photos.

Les travaux de recherche qui ont été menés sur le ton de la couverture médiatique des investissements dans le domaine de la santé mondiale ont non seulement montré que celui-ci est généralement négatif, mais aussi que les
  gens voudraient entendre parler des progrès obtenus et des possibilités offertes avec optimisme. En rapportant les expériences réussies aux personnes qui les ont financées, l’objectif est d’aborder les discussions sur la santé mondiale sous un nouvel angle, pour que les mauvaises nouvelles et les histoires tristes laissent la place à l’espoir et au progrès. Des millions de vies ont été transformées grâce à des solutions efficaces et d’un coût abordable. Nous disposons des connaissances, des technologies innovantes et d’outils qui ont fait leurs preuves pour faire beaucoup plus encore.

- Melissa Covelli/Fondation Bill & Melinda Gates

Pour plus d’informations :
www.gatesfoundation.org/livingproofproject





La famille la plus célèbre du Pakistan prend fermement position dans la lutte contre la poliomyélite

L orsque l’ancien Premier Ministre du Pakistan, aujourd’hui décédée, Mme Benazir Bhutto, a lancé l’initiative pour éradiquer la poliomyélite au Pakistan en 1994, en vaccinant sa fille Aseefa, elle marquait le début d’une mission que sa famille s’attelle aujourd’hui encore à poursuivre.

Le 13 octobre, Aseefa Bhutto Zardari a été nommée Ambassadeur national du Pakistan pour l’éradication de la poliomyélite. Pour marquer cette nomination, un timbre de 5 roupies à l’effigie de Mme Bhutto vaccinant sa plus jeune fille et comportant le slogan « La vision d’une mère, la mission d’une fille » a été commandé puis distribué dans les 13 000 bureaux de poste du Pakistan.

Le père d’Aseefa, M. Asif Ali Zardari, Président du Pakistan, a révélé cette nomination lors du lancement des journées de vaccination nationales dans le pays, au cours desquelles il a à nouveau vacciné ses enfants sur scène, avant d’appeler les autorités des provinces et des districts du pays à jouer un rôle plus actif en veillant à ce qu’aucun enfant de moins de cinq ans n’échappe aux campagnes de vaccination.



Le timbre commandé par le Pakistan pour célébrer le nouvel Ambassadeur du Pakistan dans la lutte contre la poliomyélite, Aseefa, ainsi que sa mère défunte, le Premier Ministre Benazir Bhutto. Aseefa a été le premier enfant vacciné, par sa mère, dans le cadre de la campagne d’éradication de la poliomyélite.campaign - by her mother.
  Le Président du Pakistan, M. Asif Ali Zardari, vaccine un enfant contre la poliomyélite pour marquer le lancement des journées nationales de vaccination en octobre dernier. En arrière-plan, une photo de sa fille, Aseefa, récemment nommée Ambassadeur de la lutte contre la poliomyélite au Pakistan. PHOTO: APP


« La poliomyélite continue à menacer nos enfants (mais) notre objectif est de débarrasser complètement le Pakistan de la poliomyélite », a déclaré le Président Zardari. « Nous voulons qu’aucun enfant ne vive plus dans la crainte de rester handicapé à vie. »

Aseefa a fait part de sa détermination à poursuivre la mission de sa mère. « J’ai le sentiment d’avoir une responsabilité particulière dans l’éradication de la poliomyélite du pays », a-t-elle déclaré. « Ensemble, nous mettrons fin à la poliomyélite, en son honneur et en sa mémoire. »

Le Président du Comité international PolioPlus du Rotary, le Dr Robert S. Scott, qui le mois dernier a récompensé le Président Zardari en lui décernant le Prix de « Champion de la lutte contre la poliomyélite » pour son rôle mobilisateur et son dévouement à la cause d’un monde sans poliomyélite, s’est félicité des efforts déployés par le Pakistan pour parvenir à l’éradication.

En 1994, on estimait à 23 000 le nombre des enfants paralysés ou tués par le virus de la poliomyélite au Pakistan. En 2009, au 15 décembre, 84 cas avaient été signalés dans tout le pays, malgré les conflits en cours et le climat d’insécurité croissant. De fait, malgré les défis à relever, l’accès aux enfants de la vallée de Swat s’est réellement amélioré. Lors des activités de vaccination menées en septembre, 40 % des enfants ont pu être atteints par les vaccinateurs. Au début du mois d’octobre, ce nombre a atteint 87 % et, lors de la campagne du 30 octobre, 98 % des enfants de moins de cinq ans étaient vaccinés.

- Rod Curtis/OMS






Le Gouvernement américain et l’OCI joignent leurs efforts pour un objectif commun

L e Gouvernement des États-Unis et l’Organisation de la Conférence islamique (OCI) ont résolu de travailler ensemble pour éradiquer la poliomyélite des derniers pays d’endémie restants. Cette initiative commune – une réponse à l’appel pour des efforts conjoints lancé par le Président américain Barack Obama au Caire en juin dernier – a vu le jour en décembre au Siège de l’UNICEF à New York.

Le Représentant américain auprès du Conseil économique et social des Nations Unies, Monsieur Frederick D. Barton, a déclaré que l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite avait permis « des progrès phénoménaux ». L’Ambassadeur de la Mission permanente d’observation de l’OCI auprès de l’Organisation des Nations Unies à New York, Monsieur Abdul Wahab, s’est quant à lui félicité de ce que les efforts visant à lutter contre l’opposition aux campagnes de vaccination avaient lieu aux « plus hauts niveaux » de l’OCI. Un décret édicté récemment par l’Académie islamique du Fiqh a ainsi appelé les parents et les responsables de la santé à vacciner les enfants, en se référant aux enseignements du Coran.

 
Le Représentant américain auprès du Conseil économique et social des Nations Unies, Frederick D. Barton, avec l’Ambassadeur de la Mission permanente d’observation de l’OCI, M. Abdul Wahab, et le Directeur exécutif de l’UNICEF, Mme Ann M. Veneman.
Le Directeur exécutif de l’UNICEF, Madame Ann M. Veneman, a applaudi l’accord de coopération et a souhaité la bienvenue à un groupe d’experts, dont le Directeur de l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite de l’OMS, le Dr Bruce Aylward, et M. James Lacy du Rotary, qui a fait savoir que l’Initiative mondiale avait été distinguée par le Congrès américain comme « un exemple parfait de la manière dont les partenariats privé-public peuvent fonctionner ».   Le Dr Aylward a mis l’accent sur le risque d’échec : « si nous ne terminons pas le travail d’éradication, cela peut vouloir dire que peut-être 100 000, peut-être 200 000, mais quoi qu’il en soit des centaines de milliers d’enfants seront paralysés chaque année si nous n’allons pas jusqu’au bout », a-t-il dit.   Le modérateur du groupe, le Dr William Foege, de la Fondation Bill & Melinda Gates, a acquiescé : « les générations futures ne nous remercieront pas d’avoir lancé le programme d’éradication de la poliomyélite », a-t-il dit, « elles nous remercieront d’y avoir mis fin ».

- Elizabeth Kiem/UNICEF








I ela semble trop beau pour être vrai. Au Nigéria, le seul pays d’Afrique où la transmission du poliovirus n’a jamais été interrompue, qui a aussi été la source de deux flambées importantes et coûteuses au cours des cinq dernières années, le nombre de cas de poliomyélite chute de manière importante.

Longtemps présenté comme détenant la clé de l’éradication en Afrique, le Nigéria a vu le nombre de ses cas de type 1 diminuer
  considérablement. Dans les États « à très haut risque » du Nord, ces chiffres sont frappants.

L’État de Kano, considéré autrefois comme l’épicentre de la poliomyélite au Nigéria, a notifié un seul cas de type 1 cette année, tout comme les États de Jigawa et Katsina. Il n’y en a eu aucun dans l’État de Kaduna. L’année dernière, le Nigéria a fait état de 798 cas – le plus grand nombre à l’échelle mondiale – dont 721 étaient de type 1. Cette année, jusqu’au 22 décembre, 388 cas ont été enregistrés, mais 75 seulement étaient des cas de type 1.
  Depuis le 1er juillet, le Nigéria n’a fait état que de trois cas de type 1 et de 66 cas de type 3.

Depuis le 1er juillet, le Nigéria n’a fait état que de trois cas de type 1 et de 66 cas de type 3. Jusqu’à ce qu’un cas de type 1 ait été signalé le 15 décembre, 13 semaines s’étaient écoulées sans un seul cas de type 1 dans le pays. Et avec l’utilisation imminente du nouveau vaccin antipoliomyélitique oral bivalent qui permettra de continuer à exercer une pression sur le poliovirus de type 1 tout en augmentant rapidement l’immunité à l’égard du poliovirus de type 3, il est permis au Nigéria de rêver que le nombre de ses cas continuera à diminuer en 2010.

L’Émir de Kano, Son Altesse Ado Bayero, vaccine son petit-fils contre la poliomyélite.
 
Il est clair que de plus en plus d’enfants sont vaccinés. De 2008 à 2009, dans l’État de Kano par exemple, le nombre d’enfants n’ayant reçu aucune dose de vaccin est tombé de 30 % à 17 %. Cependant, il reste encore des lacunes importantes. Après les activités de vaccination les plus récentes, une étude de suivi de l’assurance de la qualité moyennant un échantillonnage par lots menée dans les États à haut risque a montré qu’un grand nombre d’enfants n’étaient pas vaccinés. Pour dire les choses simplement, si le Nigéria peut combler ces lacunes dans les interventions, il lui est permis de rêver à une éradication de la poliomyélite. S’il ne le peut pas, l’éradication restera un rêve.





Les chefs traditionnels sont sans aucun doute les catalyseurs du changement

L es équipes de vaccination ont encore du mal à le croire : tandis qu’elles descendent les rues de Kano, un joueur de trompette les escorte, et la complainte de son instrument les accompagne. À côté de lui, le responsable de la mobilisation appelle par mégaphone les parents à amener leurs enfants. Les enfants arrivent en courant pour être vaccinés, les pères et les grands-pères les accompagnent hors des maisons pour qu’ils reçoivent le vaccin salvateur, et une foule manifestement intéressée forme un attroupement autour des vaccinateurs.

Il y a tout juste 12 mois, dans l’État de Kano, les mêmes équipes de vaccination se seraient glissées d’une maison à l’autre, s’efforçant de passer inaperçues. Saadata Musa, un contrôleur indépendant, parle franchement

Photo: Rod Curtis/WHO
  lorsqu’on lui demande ce qui se serait passé l’année dernière s’ils avaient descendu les rues avec un joueur de trompette : « on nous aurait lancé des pierres. En 2008, nous ne pouvions pas nous déplacer librement », déclare Saadata. « Désormais, comme vous pouvez le voir ici, ce sont les pères qui nous amènent leurs enfants. Vous voyez ? C’est le père lui-même qui amène ses enfants. »

Un seul élément a permis ce changement drastique dans les comportements à l’égard de la vaccination antipoliomyélitique au Nigéria : les autorités traditionnelles que la population révère ont embrassé la cause, faisant rapidement croître la demande pour la vaccination : les parents nigérians sont heureux de se conformer à leur injonction : vacciner « chaque enfant, chaque fois ».

En novembre, l’Émir de Kano, Son Altesse Ado Bayero, a lancé la campagne de vaccination en vaccinant sont petit-fils devant les médias de l’État. Il a ensuite appelé les chefs des districts, des villages et des collectivités à se montrer personnellement responsables d’une couverture totale par la vaccination dans les zones qui relèvent de leur compétence. Une semaine plus tard, le Sultan de Sokoto a lancé la campagne dans son État.

Le moment décisif de cette mobilisation a eu lieu en janvier 2009, lorsque M. Bill Gates s’est rendu au Nigéria pour assister à la signature des engagements d’Abuja pour l’éradication de la poliomyélite, alors que les chefs traditionnels de
  tout le pays s’engageaient à soutenir les campagnes de vaccination. Il ne fait pas de doute qu’ils ont réussi à transformer les termes de ces accords en actes.

Les enfants du Nigéria recueillent les fruits de cet engagement renouvelé pour éradiquer la poliomyélite, grâce à la baisse sensible du nombre des cas.

Mme Florence Shirehwa, administrateur technique de l’OMS, est heureuse que les équipes soient récompensées de leurs efforts : « maintenant qu’ils peuvent recueillir les fruits de leurs efforts, vous voyez avec quel zèle ils veulent prendre part à ce chapitre positif de l’histoire. Mais les problèmes sont encore nombreux ... Nous devons insister et insister, et insister encore ».






L’Inde s’attaque au dernier obstacle





E n 2006, chaque fois que l’Inde menait une activité de vaccination contre le poliovirus de type 1, elle combattait neuf « chaînes de transmission»  génétiques différentes. En 2007, deux branches de l’arbre génétique avaient été éliminées pour toujours, il en restait donc sept. En 2008, quatre nouvelles chaînes avaient été éradiquées, en en laissant trois. En 2009, deux autres chaînes ont été éliminées, ramenant leur nombre à une seule.

En 2010, l’Inde vient d’entrer dans la traditionnelle basse saison pour la transmission, les mois de janvier mai, où les possibilités d’éliminer le poliovirus sauvage sont les plus fortes – et se trouve confrontée à une seule chaîne de poliovirus de type 1 restante.


Photo: Jean-Marc Giboux/Rotary
  Ce virus, dont l’origine se situe à Moradabad, dans l’ouest de l’Uttar Pradesh (UP), est le dernier survivant des lignées de poliovirus qui sévissent en Inde depuis des milliers d’années. Supprimez cette dernière chaîne restante de poliovirus de type 1 et vous avez tout simplement éradiqué le poliovirus de type 1 en Inde.

Depuis que les efforts d’éradication de la poliomyélite ont commencé à être déployés, on a procédé au séquençage génétique des poliovirus pour pouvoir déterminer les liens existant entre les virus. En Inde, le laboratoire mondial spécialisé dans les poliovirus du Centre de Recherche sur les Entérovirus de Mumbaï, dirigé par le Dr Jagadish Deshpande, analyse chaque année des centaines de poliovirus et établit leur séquençage afin de déterminer les liens existant entre eux. Les virus étroitement apparentés sont regroupés en « grappes » – des groupes de virus qui ont en commun plus de 95 % d’une partie donnée du génome du poliovirus (VP1). Ces grappes peuvent ensuite être divisées en chaînes de transmission.

Malgré le fait qu’une seule chaîne subsiste, l’éradication du poliovirus de type 1 en Inde est loin d’être acquise : cette chaîne a démontré une ténacité remarquable.
  Prédominante dans la flambée de poliovirus de type 1 de 2006, elle s’est répandue de l’Uttar Pradesh jusqu’au fleuve Kosi, au Bihar, où elle s’est rapidement ancrée. La zone du fleuve Kosi est soumise à des inondations de grande envergure jusqu’à cinq mois dans l’année ; elle ne dispose d’aucune infrastructure, ni de routes ni de services de santé à proprement parler, et le million de personnes voire plus qui subsistent sur ces plaines inondables représente un refuge parfait pour la dernière chaîne indienne de transmission.

La possibilité d’éradiquer la poliomyélite qui s’offre à l’Inde en 2010 est claire : en éliminant grâce à des campagnes répétées de vaccination la dernière chaîne de ce lieu où elle a trouvé refuge, l’on aura éliminé le poliovirus sauvage de type 1 de l’Inde tout entière.

- Rod Curtis/OMS





Progrès sur la voie de la vaccination systématique dans l’État du Bihar

E tant donné l’impact primordial que des niveaux de vaccination systématique élevés ont sur la réduction de la transmission persistante du poliovirus, le fait que l’État indien du Bihar, où le poliovirus est endémique, ait vu passer ses niveaux de vaccination systématique d’un niveau faible, 18 % en 2005, à un niveau encourageant, 55 % en 2009, pourrait avoir un profond effet sur les efforts en vue de l’éradication en Inde.

Depuis août 2005, le Bihar a travaillé de manière concertée pour renforcer les niveaux de vaccination systématique en mettant en œuvre des mesures simples mais efficaces.
  Les autorités chargées de la santé ont fait porter leurs efforts sur l’enregistrement des données démographiques relatives aux enfants – souvent pour la première fois –, ce qui leur a permis d’évaluer la couverture de la vaccination systématique.

Les groupes communautaires, tels que les groupes de femmes, organisent régulièrement des réunions de proximité, et le contrôle du relèvement des niveaux de vaccination systématique dans les districts clés a été renforcé. Le soutien budgétaire essentiel est fourni à partir du niveau central et est axé sur l’actualisation des microplans de vaccination systématique et sur la mise en œuvre des
  stratégies de suivi. Les activités de vaccination supplémentaires (AVS) sont prévues du dimanche au jeudi afin que les séances de vaccination systématique prévues le vendredi puissent avoir lieu.

Un élément clé du nouveau Programme de Travail 2010-2012 de l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite sera le renforcement des systèmes de vaccination, en particulier dans les zones où le risque de réinfection par le poliovirus est élevé.

- Oliver Rosenbauer/OMS





Le visage humain d’une épidémie qui ralentit

L a petite Aicha Traore, âgée de quatre ans (sur la photo à droite), est le premier cas de poliovirus sauvage en Côte d’Ivoire depuis quatre ans. Juste avant l’arrivée de la nouvelle année en 2009, la vie d’Aicha a basculé pour toujours lorsque, au cours d’une longue nuit de fièvre et de douleurs, elle a contracté la poliomyélite.

« Nous lui avons donné des médicaments traditionnels », a assuré son père Issaka, « mais la température ne voulait pas baisser et lorsque je suis revenu des champs ce jour-là, elle ne pouvait plus marcher ».

Comme un très grand nombre d’enfants de ces 11 pays de l’Afrique de l’Ouest touchés par la poliomyélite depuis qu’une flambée s’est répandue à l’ouest du Nigéria à partir de la mi-2008, Aicha n’avait reçu aucune dose du vaccin antipoliomyélitique oral dans le cadre des campagnes de vaccination systématique.

Les campagnes de vaccination synchronisées et répétées qui ont ciblé 74 millions d’enfants dans ces pays
  Photo: Riccardo Gangale/UNICEF

depuis lors ont permis d’endiguer la flambée, mais le mal est fait – 146 enfants sont paralysés à vie – et il nous rappelle amèrement que le poliovirus frappe durement les populations où la vaccination est insuffisante.

À la suite de ces campagnes, la moitié des 11 pays infestés n’ont plus enregistré de cas depuis le mois de septembre, attestant du ralentissement continu de la flambée.
 






Staff Benda Bilili : Regarde au-delà des apparences


T andis que cinq musiciens des rues frappés par la poliomyélite, venus de la République démocratique du Congo, faisaient lentement rouler leur fauteuil roulant ou s’avançaient en traînant les pieds et en s’aidant de leurs béquilles jusqu’au devant de la scène, nul n’aurait pu reprocher au public de cette salle de concert comble quelque part en France de s’attendre à quelque chose de solennel.

Mais dès que les premières notes de leur musique irrésistible ont retenti – jouée sur des guitares ou des instruments qu’ils ont eux-mêmes fabriqués à partir de matériaux trouvés dans les rues de Kinshasa –, la foule a bondi sur ses pieds. L’énergie fantastique de cette musique et la confiance des musiciens qui la créent montrent que cet orchestre est à la hauteur de son nom « Staff Benda Bilili », ce qui signifie « Regarde au delà des apparences ». Leur premier album « Très, très fort » a captivé les amoureux de musique de toute l’Europe.

Mais le titre à succès de leur album intitulé « Polio » rappelle que, pour l’orchestre, la vie n’a pas toujours été celle des salles de concert combles. Les membres du groupe sont atteints de la poliomyélite depuis l’enfance et ont grandi dans les rues de Kinshasa, en vendant des
  cigarettes ou en faisant de petits boulots, jusqu’à ce qu’un même amour de la musique et leur passé commun de survivants de la poliomyélite les réunissent.

Ils commencent alors à chanter dans les rues pour gagner quelques pièces, jusqu’à ce qu’ils soient repérés par le producteur de disques belge Vincent Kenis, qui les réunit pour des répétitions – et l’enregistrement de leur premier album – dans leur fauteuil roulant, sur un petit coin de verdure du jardin zoologique délabré de Kinshasa, utilisant l’électricité d’un bar abandonné.

Le groupe écrit des chansons qui parlent des faiblesses devenues forces. Ayant pleinement fait l’expérience de la douleur, de la paralysie et de l’incapacité dues à la poliomyélite, l’orchestre lance avec son titre « Polio » un appel fervent aux parents : « Parents, s’il vous plaît, allez au centre de vaccination/faites vacciner vos petits contre la polio, s’il vous plaît, épargnez-leur ce fléau ».

Dans les coulisses d’une salle de concert en France, l’orchestre fait part de son soutien aux efforts déployés par l’Initiative mondiale pour
  l’éradication de la poliomyélite en Afrique et pour le travail d’organisations telles que « StandProud » à Kinshasa. Michel Winter, leur manager et traducteur attitré, dit que l’orchestre est simplement « heureux d’être là ». « La musique est bonne, comme leur attitude sur scène et comme l’énergie qu’ils transmettent », déclare-t-il, confiant que lorsqu’il a pour la première fois écouté le groupe, on lui avait parlé de musiciens fantastiques, mais handicapés, pour lui demander ensuite : « est-ce que c’est un problème ? » Ce à quoi il avait répondu : « si la musique est bonne, ce ne sera pas un problème ».

C’est la dernière chanson, le bruit et le mouvement emplissent la scène, quatre fauteuils roulants et des béquilles pirouettantes actionnées par des bras puissants se balancent au rythme de la musique, puis le chanteur Djunana saute de son fauteuil pour se glisser sur le sol de la scène, ses jambes que la poliomyélite a rendu inutiles repliées sous lui, son visage éclairé par un joyeux sourire, et cette joie est si communicative !

- Anand Balachandran/WHO and Kevin
E.G. Perry/Drowned in Sound

www.staffbendabilili.com





L’Imam pakistanais, d’opposant devenu vaccinateur

A Urmar Mera, une région éloignée de Peshawar, au nord-ouest du Pakistan, les efforts d’éradication de la poliomyélite se heurtaient à un problème. La population locale, qui passe ses journées à travailler dans les fours à briques et ses soirées à parcourir de longues distances pour retrouver ses maisons de terre, en était venue petit à petit à refuser la vaccination contre la poliomyélite, sur les conseils de l’Imam local, Maulana Humayun.

Mois après mois, les équipes de vaccination antipoliomyélitique arrivaient aux portes des maisons du village de Garhi Mohibullah pour se voir refuser l’entrée. Dans une région comme Peshawar où la poliomyélite est endémique, permettre à cette situation de perdurer signifiait prendre de gros risques.

En conséquence, le fonctionnaire d’appui aux communications chargé de la santé dans le district de Peshawar, M. Qudratullah Shinwari, a décidé d’aller rencontrer l’Imam pour répondre à ses questions, soulager ses craintes quant aux effets secondaires du
 

vaccin, et en appeler à ses capacités d’appréciation pour protéger les intérêts des enfants d’Urmar Mera.

Au cours de cet après-midi-là, l’Imam Humayun a radicalement changé : l’homme qui contestait les bienfaits de la vaccination antipoliomyélitique a fait place à un homme prêt à lancer la campagne de vaccination du mois suivant en vaccinant personnellement des enfants dans la mosquée d’Urmar Mera.

Le mois suivant, une chaleureuse cérémonie d’inauguration a eu lieu dans le village, au cours de laquelle M. Shinwari a remercié l’Imam de la mosquée pour son attitude, expliquant que le refus de vaccination et le groupe d’enfants qui, de ce fait, n’avaient pu bénéficier des campagnes de vaccination contre la poliomyélite étaient la principale raison de la persistance de la transmission dans la région.

L’Imam Humayun s’est appuyé sur le Coran pour expliquer combien il importait de protéger
 

les enfants pakistanais de la maladie, déclarant qu’il était pleinement convaincu de la sûreté du vaccin et annonçant qu’il avait abandonné sa position d’opposant à la vaccination, pour appeler le village à coopérer avec les équipes de vaccination lors de chaque campagne.

Devant les hommes les plus influents du village, l’Imam Humayun a ensuite administré le vaccin antipoliomyélitique à quatre enfants (photographie ci-dessus). L’écho de cet acte a retenti dans toute la région.

- Qudratullah Shinwari/DHCSO Peshawar,
with Rod Curtis/WHO






Les membres du Rotary se mobilisent pour la Journée mondiale contre la poliomyélite


Images de quelques actions du Rotary : la polio s’invite lors d’un tournoi de baseball de la Phillies Major League à Philadelphie, une équipe d’alpinistes à la conquête des Alpes pour lutter contre la maladie, et le timbre-poste américain.

I arche jusqu’à la Maison-Blanche ou encore escalade de l’Himalaya : ainsi s’est mobilisée la grande famille des membres du Rotary le 24 octobre – Journée mondiale de lutte contre la poliomyélite – pour sensibiliser l’opinion publique et obtenir son soutien afin d’éradiquer la maladie.

Parmi la longue liste des initiatives originales pour collecter des fonds, voici quelques exemples :

•En Autriche, les membres du Rotary ont rassemblé plus de US $297 000 en vendant des paquets de graines de tournesol dans tout le pays.

•Un dîner organisé pour la Journée mondiale de lutte contre la poliomyélite, parrainé par les Rotary Clubs d’Abilene, Abilene Wednesday et Abilene Southwest, au Texas (États-Unis d’Amérique), auquel a participé le Président élu du Rotary International Ray Klinginsmith en tant que conférencier invité, a permis de collecter plus de US $50 000.
  •Le Rotary Club d’Hambourg-Hafencity a levé US $29 700 grâce à des ventes de disques compacts, tandis que le Rotary Club de Berlin International réunissait US $11 111 grâce à une initiative de récupération de téléphones portables usagés.

•Le district 7610 (Virginie, États-Unis d’Amérique) a coordonné une marche depuis Herndon jusqu’à la Maison-Blanche symbolisant la fin du chemin à parcourir pour éradiquer la poliomyélite, et collecté près de US $10 000 pour répondre au défi lancé par le Rotary.

•Un « cyclothon », parrainé par le Rotary Club de Bali Seminyak, à Bali (Indonésie), a permis de réunir US $1500.

•En Tanzanie, un groupe d’enfants a guidé plus de 100 membres du Rotary et leurs amis lors d’une marche dans les rues d’Arusha pour promouvoir l’éradication de la poliomyélite.
  •Pour que les efforts ne faiblissent pas, le Rotary Club de Victoria, au Texas (États-Unis d’Amérique), fait imprimer des timbres « Join the Challenge, Stamp Out Polio» (Relevons le défi, éliminons la polio) qui sont disponibles dans les clubs et les districts pour soutenir le défi lancé par le Rotary. Des carnets de 10 timbres à US $10 peuvent être commandés sur le site www.victoriarotary.org/stamps.

La contribution du Rotary International à l’éradication de la poliomyélite s’élève à plus de US $800 millions, la plus importante contribution jamais faite par une organisation internationale de services en faveur d’une initiative de santé publique. Le Rotary a aussi mobilisé plus de 20 millions de volontaires dans 200 pays pour les campagnes de vaccination de masse.

- Arnold Grahl/Rotary





Le DFID apporte un soutien novateur

L e nouveau vaccin antipoliomyélitique oral bivalent (VPOb), premier du genre, qui a été mis en circulation en décembre a été élaboré au cours des 12 derniers mois grâce au soutien financier du Ministère du Développement international du Royaume-Uni (DFID).

La mise en circulation du VPOb fait partie d’une nouvelle enveloppe de £100 millions que le Ministère britannique du Développement international consacre à la lutte contre la poliomyélite pour les cinq prochaines années. En décembre, le DFID a débloqué £23 millions de cette enveloppe à destination de l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite afin de financer :

•National immunisation days to reach every child under
    five in countries with ongoing polio or at high risk of spread from polio-infected countries;

•Supplemental ‘mop-up’ vaccination campaigns focused on children in high-risk areas with persistent poliovirus;

•Research into new vaccines and ways to ensure they are available to vulnerable children; and

•Monitoring activities to detect cases of polio so that progress can be measured and outbreaks contained.

Depuis que le DFID a offert ce nouveau financement à l’Initiative pour l’éradication en janvier 2009, l’aide du Royaume-Uni a permis de vacciner 350 millions
  d’enfants – certains d’entre eux plusieurs fois –, d’améliorer la formation du personnel effectuant les vaccinations et de contribuer à mettre au point des méthodes afin de surmonter les défis rencontrés pour atteindre les enfants dans les dernières zones infectées par la poliomyélite du monde.

Ces versements échelonnés contribueront à former davantage de personnel pour vacciner 120 millions d’enfants de moins de cinq ans de plus.

Le Royaume-Uni est le deuxième État donateur auprès de l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite.






Graines de tournesol : brillante initiative du Rotary suisse pour collecter des fonds

Tout au long de l’année 2008-2009, en Suisse et au Liechtenstein, 13 000 membres du Rotary venant de plus de 200 Rotary Clubs ont installé leurs cabanes jaune vif décorées d’un tournesol éclatant sur les places des villes. Les volontaires, portant les fameuses vestes jaunes symbolisant les campagnes de vaccination contre la poliomyélite ont vendu des paquets de 10 graines de tournesol pour 75 centimes (environ 64 cents), soit le coût moyen de la vaccination d’un enfant au moyen du vaccin antipoliomyélitique oral. Grâce à ces efforts extraordinaires, le Conseiller national de l’Initiative PolioPlus pour la Suisse, M. Urs Herzog, et la marraine de la campagne, le Ministre suisse des Affaires étrangères, Mme Micheline Calmy-Rey, ainsi que de hauts responsables du Rotary de trois districts se sont réunis le 10 novembre au Palais fédéral à Berne pour remettre un chèque d’un million de francs suisses à M. Jürg Kobler du Rotary International, pour soutenir la campagne visant à mettre un terme définitif à la poliomyélite. Lors d’une réception dans sa résidence officielle, l’Ambassadeur suisse auprès de l’ONU à Genève, son Excellence Dante Martinelli, a accueilli les membres du Rotary suisse pour les remercier de leur générosité.







« Nous sommes à ça de l’éradication de la poliomyélite » ; ainsi parlent les personnalités toujours plus nombreuses qui soutiennent les efforts d’éradication de la poliomyélite, telles que Jane Goodall, le Révérend Desmond Tutu ou le golfeur de légende Jack Kicklaus – qui a lui-même survécu à la maladie – dans cette campagne de publicité pour le Rotary.


Publications et ressources sur le site www.polioeradication.org


•Synthèse du programme de travail
2010-2012 de l’Initiative mondiale

•Polio Pipeline, N° 5, hiver 2010

•Rapport d’évaluation indépendante sur l’interruption de la transmission du poliovirus sauvage à l’échelle mondiale

•Le Relevé épidémiologique hebdomadaire de l’OMS résume les progrès accomplis au Nigéria de janvier 2008 à juillet 2009

•Dernières informations sur les poliovirus dérivés de souches vaccinales.


Événements


•3-5 mars: le Groupe de conseil technique pour l’Angola

•6 mars: campagnes de vaccination multi-pays en Afrique de l’Ouest, la République centrafricaine, le Cameroun et le Tchad

•5-6 mars: le Groupe de conseil technique pour la Corne de l’Afrique

•22-23 mars: le Groupe de conseil technique pour le Nigéria

•23 avril: campagnes de vaccination multi-pays en Afrique de l’Ouest

•17-22 mai: Soixante-Troisième Assemblée mondiale de la Santé.
 



Citation


quote l n’y a aucune raison pour que quiconque dans ce monde ait encore la polio. C’est tout simplement ridicule. »
- Itzhak Perlman, violoniste virtuose paralysé depuis l’âge de quatre ans, après avoir contracté la poliomyélite.





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